« La Promesse » ou se marier avant de s’aimer

Bonjour tout le monde ! Aujourd’hui, je vous parle d’un roman qui sort aujourd’hui et qui me faisait très très très envie : La Promesse de Mia Sheridan. Je tiens à remercier Déborah et Marie des éditions Hugo Roman pour cet envoi.

C’est quoi le pitch Holly ?

Quand Kira croise Grayson à la banque, elle pense avoir trouvé la solution à son problème : il est visiblement à la recherche d’argent et elle est prête à partager celui dont elle héritera si elle se marie. Il ne lui reste plus qu’à faire sa proposition, un peu inhabituelle. Grayson a promis qu’il restaurerait le vignoble familial situé en Californie. Pour cela, il a besoin de fonds. Il va accepter avec réticence la proposition de Kira.

Apparemment, ils partagent bien peu de choses. Ils ont également des préjugés l’un sur l’autre.
Mais, au cours d’un été, au milieu des vignes, ils vont apprendre à se découvrir, à s’apprivoiser, à découvrir que leur rencontre va peut-être leur permettre de trouver bien plus qu’un avantage financier.

On en pense quoi ?

C’est l’un des meilleurs Hugo New Romance que j’ai pu lire à présent. C’est aussi mon premier Mia Sheridan. Je pense bien évidemment à Lucie, ma copinaute du blog Lux’n’books, qui a failli avoir une syncope quand je le lui ai avoué (en gros, j’ai eu des petites remontrances qui m’ont valu d’ajouter Archer’s voice dans ma wishlist sous peine de représailles (mais je t’aime quand même Lucie, toi qui est si douée pour me faire lire des romans magnifiques)). Rater Archer’s voice est une chose et La Promesse me l’a fait comprendre.

J’ai découvert un très joli style, tout en nuances et en émotions dosées et une histoire vraiment très belle. Tout le monde sait que je lis énormément de New Romance ces derniers temps. Dans La Promesse, les choses sont quelque peu différentes, car l’attirance et l’amour vont se développer avec le temps, dus aux préjugés, mais aussi aux blessures du passé. Ne vous attendez pas à avoir beaucoup mais beaucoup de scènes torrides dans ce roman. A vrai dire, cela n’arrive qu’après le milieu du roman. Et en plus, j’ai aimé le contexte dans lequel se déroule cette belle histoire : un domaine viticole. Il est certainement bien plus grand que celui de Pépé (oui, il n’y a pas que Mémé dans ma vie) mais il me rappelle mon enfance.

On suit donc Kira, une jeune femme plutôt désespérée. Après une année passée en Afrique à faire du bien et à fuir l’autorité paternelle, elle se retrouve sans ressource et plutôt mourir que de demander de l’aide à son cher père. La solution ? Se marier pour pouvoir toucher l’héritage de sa grand-mère, la seule personne qui l’ait véritablement aimée. Et le destin, au détour d’une banque, lui offre une occasion en or : Grayson. Le jeune homme, au lourd passé, cherche à sauver le vignoble familial de la faillite. Cependant, son passé lui empêche d’obtenir le crédit qui pourrait lui sauver la vie et tenir la promesse faite à son père. Elle se rend alors chez lui, dans son domaine viticole et lui fait une proposition : une demande en mariage et son héritage partagé à part égale entre eux. D’abord outré, le Dragon, comme Kira l’appelle, va finalement réfléchir et revenir sur la proposition de la Petite Sorcière. Et si ce mariage n’était pas juste une affaire d’argent et que finalement, il pourrait y avoir bien plus ?

De préjugés en non-dits, de sous-entendus en passés chargés et destructeurs, Kira et Grayson vont se découvrir, apprendre à se connaître pour finalement s’ouvrir et se trouver de nombreux points communs. Kira sous ses airs de femme enfant a beaucoup souffert de son enfance sans amour et pourtant, elle en a à revendre. Grayson a tant souffert qu’il refuse de partager. Pourtant, la Petite Sorcière éveille en lui de nouveaux sentiments et pourrait bien l’aider à découvrir le véritable sens du mot « bonheur ». Deux personnages torturés mais tellement touchants. J’ai complètement craqué pour Grayson et son sens du devoir familial, son passé difficile qui me rappelle un peu la Bête du conte La Belle et la Bête de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve (oui oui oui, celui-là même qui a inspiré le Disney). Kira est un petit rayon de soleil malgré ses souffrances. C’est ce qui la rend touchante et très courageuse. Comme quoi on peut être jeune (elle a 22 ans) mais être « adulte », responsable tout de même.

Comme d’habitude dans ce genre de roman, Mia Sheridan va alterner les points de vue de Kira et Grayson, permettant de comprendre la vie et les pensées de chacun d’eux. Comme pour Elizabeth Bennet et Darcy, ils se plaisent mais sont bien trop orgueilleux pour l’admettre et se l’avouer (fierté quand tu nous tiens …). Kira et Grayson sont clairement opposés l’un à l’autre car même s’il est orphelin, il y a beaucoup d’amour autour de Grayson comme avec ses deux employés fidèles qui l’aime comme un fils (un autre point fort de Mia Sheridan : des personnages secondaires tout aussi touchants). Le contraire de Kira. On comprend très vite que Grayson dit Le Dragon est rempli d’amertume et de colère, blessé par des douleurs bien difficiles à cicatriser. Kira compense son manque d’amour en donnant corps et âme à des personnes dans le besoin. Elle me rappelle cette citation d’Audrey Hepburn, mon idole :

Je suis née avec un énorme besoin d’affection et un terrible besoin d’en donner.

Comme Grayson, la Petite Sorcière a manqué d’amour, mais a grandi dans un autre milieu, un milieu plus aisé qui a certainement pu compenser cela (à mon humble avis). Leurs caractères opposés va offrir de jolies joutes verbales qui feront tantôt sourire, tantôt toucher les cœurs car leurs blessures seront visibles (je pense à la scène du ruban sur le tracteur, la scène qui marquera aussi le début d’un changement pour chacun d’eux). Au final, ils vont se guérir l’un l’autre et se reconstruire.

Kira est aussi pleine d’empathie et de vie et c’est cela qui permet à Grayson de revivre, de lui redonner la joie et le sourire. Un phénix qui renaît de ses cendres. Un peu comme dans les contes de fées mais avec un lot d’embûches assez important pour leur permettre de grandir et d’aller en quête de soi. Une belle histoire de reconstruction, tenue en haleine pour une écriture savamment dosée en drame et en rire mais juste assez pour être addictive et être incapable de lâcher le roman avant la fin. C’est … délicat je dirai. Une histoire délicate qui laisse la part belle aux sentiments et non aux étreintes fiévreuses.

Conclusion

Un roman fait de personnages brisés, blessés dans leur amour propre et coincés au beau milieu des vignes. Une histoire où les préjugés doivent être mis de côté pour apprendre à se connaître et à se découvrir. C’est aussi une histoire de reconstruction, bien plus importante qu’une histoire d’amour qui elle est là pour la mettre en valeur. Cela rend l’histoire d’autant plus touchante qu’elle est réaliste avec juste ce qu’il faut de tendresse et d’émotions. Il s’agissait de mon premier Mia Sheridan et cela me donne envie de découvrir d’autres de ses romans.

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4 Commentaires on « La Promesse » ou se marier avant de s’aimer

  1. Lucie Luxnbooks
    14 avril 2017 at 13 h 44 min (6 mois ago)

    En tant que lectrice c’est une obligation pour toi de rencontrer Archer, c’est comme ça et je suis très déçue ! ^^

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  2. Casscrouton
    28 avril 2017 at 15 h 48 min (6 mois ago)

    J’ai lu peu de romans de Hugo Roman comme je ne suis pas trop « romance », mais je dois avouer qu’à chaque fois ça avait été une belle surprise! Ton avis à propos de celui-ci et de Mia Sheridan en général me donne envie de me mettre un coup de pied aux fesses et élargir mon horizon de découvertes livresques ! Je note le nom de l’auteure pour découvrir son univers. 🙂

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    • Holly Goli
      29 avril 2017 at 13 h 09 min (6 mois ago)

      J’avoue que maintenant, j’aime les romances où il y a de moins en moins de scènes de sexe. Je crois que je préfère la psychologie des personnages à ça. J’ai fini Archer’s Voice de Mia Sheridan il y a quelques jours et j’avoue que j’aime beaucoup cette auteure qui met l’accent sur ses personnages et non les relations charnelles. Bon … tu en as un peu mais c’est pas le plus important. Avec Colleen Hoover et Brittainy C Cherry, ce sont les auteures de romance de ce genre : accent sur les personnages et leur histoire. Le sexe, c’est juste en plus. Honnêtement, je pense que c’est vraiment une auteure qui te plairait pour le coup.

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