[Instant Interview] Mo Gadarr, l’auteur de « Black Feelings »

Bonjour tout le monde ! Figurez-vous que WordPress me dit que j’en suis à mon 300ème article sur le site ! Mon Dieu tant que ça ? C’est donc l’occasion d’inaugurer une nouvelle catégorie, l’Instant Interview. Aujourd’hui, c’est Mo Gadarr qui a accepté de répondre à mes questions en vue de la sortie demain sur toutes les plateformes de son roman, Black Feelings (vous trouverez mon avis en ligne demain d’ailleurs). Encore merci à elle et Marion de Fyctia !

Peux-tu te présenter aux lectrices/lecteurs, s’il te plaît ?

Coucou ! C’est toujours bizarre de se présenter mais je me lance ! Je suis Mo, j’ai 33 ans (32 ans et demi ! ), je suis mariée et maman d’une petite fille de 9 ans. Sinon à côté de ça, je suis enseignante en français en collège, écrivaine débutante et je suis surtout très contente de pouvoir répondre à tes questions ! (oh merciiiii !)

Peux-tu nous raconter un peu comment tu as eu l’idée d’écrire « Black Feelings » et aussi de quoi parle ce roman ?

En fait, au départ, je ne me voyais pas trop écrire de la dark romance. Je pensais ne pas avoir les tripes pour cela. Ce n’est qu’après avoir lu la newsletter d’Aivy Frog et de G. H. David que j’ai pris confiance en moi. Au volant de ma voiture, en rentrant d’une journée de travail (c’était un mardi soir) que je me suis demandé si on pouvait être attiré par quelqu’un qui nous a détruit. Et c’est ma profession qui a affiné ma réflexion. Si un jour, nous tombions sur le bourreau qui a meurtri notre enfance, comment réagirions-nous ? En rentrant chez moi, j’ai parlé de cela à ma fille et à mon mari qui suivaient déjà de près mon parcours d’écrivaine novice. Et tout s’est enchaîné : ma fille a donné le prénom de son amoureux (Mattéo) et mon mari m’a rappelé qu’il confondait sans cesse mon vrai prénom avec celui d’Amandine. Et c’est ainsi qu’Amandine est née. Je voulais ensuite un pseudonyme. Au départ, j’avais pensé à Amanda mais j’ai finalement opté pour Mandy, plus sexy et moins reconnaissable.

Black feelings est un peu compliqué à présenter. Il relate l’histoire de mon héroïne, Amandine mais de manière particulière puisque nous la suivons sur deux époques : 2001 et 2017.

-En 2001, Amandine est une jeune fille de 15 ans et demi qui adore lire, sa copine Chloé ainsi que le beau et ténébreux Mattéo, un garçon nouvellement arrivé dans son lycée, qui a déjà 20 ans.

-En 2017, le lecteur découvre qu’Amandine est devenu Mandy, une femme détruite. Elle vient d’être nommé prof de français et découvre que son collègue et tuteur n’est autre que le responsable du harcèlement scolaire qu’elle a subi durant une année entière. Poussée par la haine qu’il lui inspire encore, elle va tout faire pour le détruire.

Ton roman est de la New Romance. As-tu un livre, un film … que tu préfères plus que d’autres et pourquoi lui ? As-tu eu cette passion pour l’écriture en général ou l’envie de partager ce que tu aimes très tôt ou bien c’est venu avec le temps ?

Je reste fan de mon cher Emile Zola et de son livre que j’ai dû lire au moins quinze fois Au bonheur des Dames. C’est simple, pour moi, Zola a tout compris à ce qui fait vibrer les lecteurs et j’essaie d’adopter ses recettes.

En ce qui concerne ma passion de l’écriture, je l’ai toujours eue. Enfant, je piquais les cahiers que ma mère mettait de côté pour l’école et je m’écrivais mes petites histoires que j’illustrais moi-même. Ma petite sœur en était fan d’ailleurs (S’en souvient-elle ? rires). Et ensuite, les études, le travail ont fait que j’ai relayé ce vieux rêve au second plan. Je me disais toujours « quand j’aurais le temps ! ». Et Fyctia est arrivé à la fin du Calendar Girl de févier, en 2017 et depuis, je suis une mordue d’écriture !

Si tu devais citer quelque chose qui te définit là comme ça tout de suite, laquelle te vient à l’esprit ?

Le sourire, je l’ai toujours. Je pense que beaucoup de choses sont plus facile quand on aime rire.

La question que je me pose depuis que j’ai fini de lire ton roman c’est pourquoi avoir choisi le harcèlement scolaire comme décor ? Toi et moi sommes enseignantes et confrontées à cela au quotidien mais au-delà de notre profession, qu’est ce qui t’a donné envie de l’utiliser ?

Je l’ai choisi car selon moi, ce que l’on vit dans notre enfance, dans notre quotidien conditionne à jamais l’adulte que nous sommes par la suite. J’ai voulu montrer comment on devient un monstre. Amandine n’est pas devenue Mandy par l’opération du Saint Esprit. Ce sont des mois de souffrances, de pertes, de remises en question sur sa personnalité profonde qui ont fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Finalement, je voulais prouver que le harcèlement scolaire ne doit pas être soigné uniquement en surface mais qu’il s’agit d’un véritable traumatisme qui demande une lourde prise en charge si on laisse les choses dégénérer. Je voulais aussi rassurer les anciennes Amandine qui me liront et les parents. Ce n’est pas une fatalité, si on en parle.

As-tu un rituel particulier quand tu écris ? Passes-tu une ou plusieurs heures à la rédaction ?

Je ne pas de vrais rituels même si j’apprécie mon canapé, mon ordi sur les genoux et un plaid. Sinon, je peux écrire n’importe quand et surtout très longtemps. Avant, c’était même pire car j’écrivais sur mon téléphone donc ça m’arrivait partout ! Aujourd’hui, je me borne à l’ordinateur mais il me suit dans la plupart de mes déplacements (au jour de l’An, il a même atterri sur la table du Réveillon !). Maintenant, quand j’écris, je me laisse aller et ensuite je passe par une longue phase de relecture. J’essaie de chasser les coquilles et les incohérences au maximum et ça me prend autant de temps qu’écrire.

Où puises-tu toutes tes idées ? As-tu des références en matière d’auteurs ?

Je fais comme Zola, je tire mon inspiration de l’exceptionnel, de mes expériences mais aussi de choses plus banales. Parfois, je regarde les gens dans la rue et je m’amuse à les imaginer comme de futurs personnages de roman. Et puis ma petite sœur m’aide énormément avec quelques anecdotes que je romance !

Un genre littéraire qui te définirait ? Pourquoi ? Et Un film ? Et un lieu ?

Un genre littéraire ? Ce serait le roman naturaliste : je veux moderniser le genre mais j’essaie de plonger le lecteur dans une atmosphère réelle. J’aime que mes livres soient un voyage dans un espace, dans une époque.

Un film ? Retour vers le futur ! Oui, je sais c’est éloigné de la New Romance mais cette trilogie m’a permis de comprendre que le moindre événement de notre passé a une incidence sur l’avenir. Mes livres sont structurés sur ce schéma, une alternance entre le passé et le présent. (Le tome 2 de Black feelings et Trop mou sont construits ainsi)

Si j’étais un lieu et bien je serais Bordeaux ! Je sais, je suis d’origine antillaise mais la ville dans laquelle j’habite depuis neuf ans représente énormément pour moi. C’est là où j’ai tout construit : ma carrière de prof, ma vie de couple, mon équilibre. Cette ville est magnifique, c’est pour moi le symbole du renouveau et une source intarissable d’inspiration.

Dernière question : comptes-tu nous proposer très bientôt un autre roman ? J’aimerais beaucoup te découvrir dans un autre style d’histoire.

Je prévois un tome 2 à Black feelings qui serait un focus sur un personnage secondaire. Ensuite, j’aimerai finir Trop mou que j’ai commencé sur Fyctia dans le cadre du concours NR « opposés ». Et puis pour plus tard, je compte peut-être accorder une place à d’autres personnage de Black feelings. Mais j’aimerai vraiment travailler à une adaptation moderne de mon roman phare Au Bonheur des Dames comme Anna Todd l’a fait avec Les quatre filles du docteur March.

Merci à Mo Gadarr pour ces réponses ! Et vous, je vous invite à pré-commander, si ce n’est pas déjà fait, Black Feelings à paraître demain.

Rendez-vous sur Hellocoton !

2 Commentaires on [Instant Interview] Mo Gadarr, l’auteur de « Black Feelings »

  1. Marlène eloradana
    21 février 2018 at 18 h 03 min (7 mois ago)

    Une très belle ITW 🙂

    Répondre

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