« L’affaire de la belle évaporée », huit clos au temps de la Prohibition

Bonjour tout le monde ! Je suis très en retard dans mes articles ce qui explique que cette semaine va être riche en article. Aujourd’hui je reviens avec un roman policier, genre bien peu présent sur le site ces derniers temps, L’affaire de la belle évaporée de J.J Murphy, sorti au début de ce mois de novembre. Mille mercis à Angélique Dubost de LP Conseil pour cet envoi.

C’est quoi le pitch Holly ?

11328082131 décembre, New York, pendant la Prohibition.
En compagnie de ses fidèles amis, Woollcott et Benchley, Dorothy Parker fête le nouvel an à l’hôtel Algonquin. La grande star de théâtre et de cinéma, Douglas Fairbanks, y organise une réception dans sa luxueuse suite. Alors que la soirée bat son plein, l’un des invités, le Docteur Hurst, annonce qu’un cas de variole vient d’être détecté, et l’hôtel est mis en quarantaine. Le cauchemar ne s’arrête pas là : quelques heures après le début des festivités, Bibi Bibelot, l’extravagante vedette de Broadway, est retrouvée sans vie dans un bain de champagne.
Dans une course contre la montre, Dorothy va mener l’enquête, épaulée par Sir Conan Doyle, le célèbre créateur de Sherlock Holmes. Une investigation à huis clos, où personnages réels et fictifs se croisent et se recroisent. D’un étage à l’autre, questions, dilemmes et révélations s’enchaînent et s’entrechoquent, alors que le meurtrier, lui, continue à échapper aux membres du Cercle Vicieux.

On en pense quoi ?

Comme vu le savez tous, je suis une future enseignante d’anglais dans le secondaire. J’aime énormément de choses dans la culture anglo-saxonne j’avoue que ce roman m’a beaucoup plu et comblé à bien des égards. Je n’ai pas lu le premier roman des aventures de Dorothy Parker, l’héroïne du roman, et cela n’est pas du tout gênant. Cependant, je vais essayer de me le procurer.

Il y a beaucoup de points positifs dans ce roman. Par exemple, la période à laquelle il se situe : les années 20 et la Prohibition. Une période historique que j’affectionne particulièrement comme dans le roman Le temps d’une saison que j’avais énormément aimé. L’ambiance si particulière des années 20 est très subtilement décrite car avec les tenues, Broadway, ou la technologie avec le standard (c’est fou comme c’est bien décrit !), c’est comme si on y était. Vivre à cette époque m’aurait bien plu. Je me contente d’une simple robe dans mon placard. Bref …

Ensuite, il y a l’héroïne, Dorothy. Une jeune femme indépendante, du moins pour l’époque, et assez attachante. Elle est invitée à un Réveillon du 31 décembre (d’ailleurs, ceux qui font le Cold Winter Challenge, je pense que malgré tout, ça pourrait vous intéresser) à New York avec ses amis Benchley et Woolcott. À l’hôtel Algonquin, le réveillon est à son apogée quand une mise en quarantaine est soudainement décrétée. Juste avant cela, l’étoile montante de Broadway, Bibi Bibelot (nom étrange j’avoue), entre en fanfare dans l’hôtel … pour mourir quelques heures plus tard. Un mystère digne de la Chambre jaune de Gaston Leroux (j’ai déjà parlé du Fantôme de l’Opéra ici).

Du fait de la quarantaine, on se retrouve dans un huis clos avec beaucoup de suspects … et si peu de témoins. Un autre point positif ce huis clos. J’aime ce genre de roman. Un seul endroit et peu de possibilités d’évasion. Cela permet de bien se plonger dans l’univers policier de J.J Murphy. Et plus encore car avec Dorothy Parker, en compagnie de son ami Benchley, de Woollcott, on va tenter de résoudre ce bien étrange meurtre. On y ajoute de l’humour digne des British et le tour est joué ! Je suis conquise même si le début a été un peu long à mon goût. J’adorerai découvrir la version originale pour mieux comprendre certaines expressions comiques. Comme dans le précédent opus, J.J Murphy a choisi de mettre en avant un personnage réel à sa fiction. Après William Faulkner, c’est le grand (oui j’assume je l’aime !) Sir Arthur Conan Doyle, père de Sherlock Holmes. Même s’il est peu présent, carrément à l’opposé de son célèbre héros de fiction, j’ai apprécié le voir donner un petit coup de main à Dorothy pour résoudre l’enquête. Avec nos détectives amateurs (pas en herbe vu qu’ils n’en sont pas à leur premier coup), on suit les indices, on suit les interrogatoires, … bref ! On enquête avec eux. Même si j’avais quelques idées sur le pourquoi du comment, je n’ai pas trouvé l’assassin avant la fin. Ca me change pour une fois. La plume de J.J Murphy est addictive car j’étais pressée de connaître l’identité du meurtrier et d’obtenir les réponses aux différents mystères. On suit cette bande de personnages hétéroclites (car ils sont tous uniques en leur genre) et on arrive au dénouement final sans voir le temps passer.

J’ai adoré le personnage de Dorothy. Sous ses airs un peu coincés de dame de l’époque, elle a malgré tout un sacré caractère et énormément d’humour. C’est appréciable. Une héroïne indépendante et pour l’époque dans lequel se passe le roman, c’est vraiment bien. Un soupçon de Miss Marple, une héroïne d’Agatha Christie. Et puis on comprend aussi qu’elle a quelques fêlures en elle, une probable histoire ambiguë avec son ami Benchley. J’espère que dans un prochain tome, cela sera développé. Woollcott, m’a fait rire comme il m’a exaspérée. C’est un peu le comique de l’histoire. Celui qui croit tout diriger, mais qui ne comprend rien à rien et a un temps de retard. On a envie de le secouer un peu mais … il est tellement pittoresque qu’on l’aime bien quand même.

Conclusion

Un superbe roman policier aux temps des années folles. Des personnages attachants, amusants pour certains, des personnages fictifs se mêlant à des personnages réels, le tout avec de l’humour pour suivre une enquête policière dans un huis clos. Une ambiance digne d’Agatha Christie et Sir Arthur Conan Doyle pour le coup. Et en plus, cela se passe durant le Réveillon du Nouvel An. Winter Cold Challenge, L’affaire de la belle évaporée est pour toi !

A propos de Holly Goli

Holly Goli ou Noémie de mon prénom. 90's girl vouant un culte à Audrey Hepburn, passant son temps à écrire sur tout et n'importe quoi, culturée jusqu'au bout des ongles, prof d'anglais, ex-étudiante en lettres et ex-assistante de français chez les Anglais.

2 commentaires sur “« L’affaire de la belle évaporée », huit clos au temps de la Prohibition

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