« Un bonheur imparfait », le meilleur de Colleen Hoover !

Bonjour tout le monde ! La semaine est riche en publication. C’est ça lorsque l’on a trouvé un rythme de croisière en classe (mais je vous rassure, c’est fini car je commence à récupérer des copies). Aujourd’hui je vous parle d’une de mes dernières lectures sortie hier : Un bonheur imparfait de Colleen Hoover. Merci à Jessica et à Célia des éditions Hugo Roman pour cet envoi.

Colleen Hoover fait partie de mes auteures fétiches. Je crois avoir lu tous ses romans et j’attends avec impatience ses parutions à venir. Ce roman, je l’attendais avec beaucoup, beaucoup d’impatience. Presque autant que lors de la sortie de Jamais plus. Et je ne pensais pas vivre autant d’émotions. J’avais tort visiblement.

C’est quoi le pitch Holly ?

Graham et Quinn sont tombés profondément amoureux il y a sept ans. Après une rencontre improbable, ils ont vite compris qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Et puis ils se sont mariés et ont commencé à parler de fonder une famille.

Les mois, les années ont passé et Quinn et Graham ne sont toujours que deux et leur couple semble s’effriter un peu plus chaque jour. Le désir de Quinn de devenir mère est devenue une obsession qu’elle n’est plus très sûre que Graham partage totalement. Leur relation se distend et ils semblent de moins en moins se comprendre.

Est-ce que l’amour même quand il est aussi fort peut mourir quand les épreuves se multiplient ou au contraire peut-il en sortir renforcé ?

On en pense quoi ?

Je crois qu’il n’y a pas de mots pour ce que j’ai ressenti durant cette lecture. C’est un coup de cœur. Un énorme coup de cœur. Un de ses romans qui vont me marquer une grande partie de ma vie de lectrice.

On suit l’histoire de Quinn et Graham. Mariés depuis plus de sept ans, tout semble leur sourire. Ils s’aiment d’un amour fou. Oui mais voilà, il y a une ombre au tableau : ils n’ont pas d’enfant. Cela fait six ans qu’ils essaient. Que Quinn prend sa température tous les mois et compte les jours où elle ovulera. Mais à chaque fois, ses menstruations sont là et son ventre reste désespérément vide. Des FIV et des tests plus tard, le problème vient bien d’elle et non de Graham. Alors elle souffre et seul l’envie de porter la vie compte, quitte à laisser de côté Graham et son amour.

Au milieu de cette souffrance, on remonte le temps et on assiste à leur rencontre. A la naissance de leur histoire d’amour, plutôt atypique à vrai dire, puis au mariage jusqu’au moment fatidique qui nous ramène à leur présent. Est-ce que Quinn et Graham arriveront à se retrouver malgré tout ?

L’histoire de Quinn et Graham me touche profondément et à bien des niveaux. Dans moins de huit mois, j’aurai trente ans. Trente ans … j’en parlais encore avec une de mes collègues mercredi. Je sens mon horloge biologique me travailler. C’est fou non ? Plus le temps passe et plus je vois mon entourage devenir parent. Quelque part ça me travaille énormément et je ressens de plus en plus l’envie de devenir mère. Mais je sais que je n’ai pas encore une situation stable avec un poste fixe alors j’attends. Voilà pourquoi j’ai ressenti énormément de choses avec Un bonheur imparfait.

Je me suis mise à la place de Quinn, de ce désir d’enfant qui devient viscéral au fil du temps, quitte à se transformer en obsession. J’ai compris sa douleur, sa souffrance de voir que chaque mois, son ventre reste désespérément vide, que même pas un petit œuf fécondé par l’homme que l’on aime s’est collé en soi pour se développer et finir par devenir l’enfant tant désiré. En lisant ce roman, j’ai aussi compris la souffrance de mes parents, de ce qu’ils ont vécu avant ma naissance. On ne peut pas ne pas être touché par Quinn et la montagne de sentiments en tout genre qui l’animent. J’ai été happée, j’ai souffert avec elle.

« Je ne pouvais plus séparer l’espoir de la détresse. Le sexe devenait espoir qui devenait détresse. SexeEspoirDétresse. Détresse. Détresse. »

Ce n’était pas évident de la voir petit à petit plonger dans une souffrance proche de la dépression. Elle souffre tellement de ne pas être mère qu’elle en rejette l’homme qu’elle aime : Graham. Elle finit presque par le haïr, le détester et le rejeter. Graham n’est plus l’homme qu’elle aime mais un instrument dans son désir d’enfanter.

« Le cœur de mon époux est ma rédemption, mais son contact physique est devenu mon ennemi. »

Et que dire de Graham … Graham est un être fabuleux, incroyable, touchant, bouleversant, … En réalité, Graham est indescriptible. Cet homme est parfait. J’aimerais avoir un homme comme lui dans ma vie, cela ne fait aucun doute. Si Quinn nous le présente comme en partie responsable de sa souffrance, le voir dans les retours dans le passé, au fil de la construction de leur histoire, … je suis tombée amoureuse de lui. J’ai appris à le connaître, à le découvrir aussi. Car si nous sommes dans la tête de Quinn, on comprend que Graham souffre lui aussi de ne pas avoir d’enfant. Et ce qui compte aussi pour Graham, c’est l’amour. L’amour est plus fort que tout. Il suffit de lire ses lettres dans le roman. Et quelles lettres !

Les lettres de Graham m’ont rappelée celles d’un autre personnage de roman : Garrett Blake. Garrett est le héros du roman Une bouteille à la mer de Nicholas Sparks. Ce roman … c’est MON roman d’amour. Un roman qui me touche énormément et qui a eu une adaptation en 1998 avec Kevin Costner dans le rôle principal. D’ailleurs, j’en parle dans cette chronique si jamais ça vous intéresse.

Avec Un bonheur imparfait, je suis passée par tout un tas d’émotions. Toutes différentes mais créant en moi un sacré ascenseur émotionnel. Je n’ai pas pleuré lors de ma lecture mais j’ai été profondément troublée. Troublée d’avoir été capable de pardonner certaines réactions de certains personnages. Je n’ai pas eu envie de les secouer mais plutôt de les comprendre. Alors oui, mon hypersensibilité a été mise à rude épreuve mais mon Dieu ! Que tout cela fait du bien. Je crois que j’avais besoin de ce roman pour aussi répondre à tous mes questionnements sur mon désir d’être mère à mon tour. Colleen Hoover m’a eue une nouvelle fois.

Son écriture est belle. Il n’y a pas de tournures de phrase tordues ou même des effets de style. J’ai aimé son souhait d’alterner ce qui arrive maintenant à des chapitres de leur vie d’avant. On a besoin de revenir en arrière pour se remettre des émotions qui nous traversent. Ce n’est pas juste des pauses mais aussi un pansement que l’on pose sur nos coeurs meurtris par la souffrance de Quinn et le désespoir amoureux de Graham. On a besoin de cela pour respirer et affronter ce qui nous semble être encore plus douloureux pour la suite de Un bonheur imparfait.

« – Mettez vos défauts en lumière, et ils éclaireront toutes vos perfections. »

Un bonheur imparfait n’est pas juste un roman qui parle de souffrance, de douleur et de désir d’enfant. C’est aussi un roman qui parle d’espoir et d’avenir puisque Quinn et Graham font tout pour trouver une solution à leur vie de couple. C’est ça l’espoir. L’espoir d’une vie meilleure, d’arrêter de souffrir et de tenter par dessus tout de sauver une belle histoire d’amour par exemple.

Mais il y a énormément d’amour dans ce roman. Tellement même ! L’amour guérit de tout et le cheminement de Quinn et Graham dans leur vie de couple le montre clairement. Je les ai suivis dans le présent et dans le passé puis je les ai vu se tourner vers l’avenir et j’ai refermé le livre, heureuse pour eux malgré tout. Un bonheur imparfait n’est pas juste un roman qui parle de la dérive d’un couple et du désir d’enfant, c’est aussi un roman qui parle d’espoir et d’amour.

Conclusion

Un bonheur imparfait est clairement LE roman à ne pas rater cette saison voire cette année même. C’est un véritable coup de cœur qui prend au cœur mais aussi au corps. Un roman très émouvant certes mais tellement réel alors qu’il ne s’agit que d’une fiction. C’est un roman qui parle du désir d’enfant avec beaucoup de justesse, de l’amour plus fort que tout, de la quête du bonheur et du combat pour vivre sa vie, peut importe les embûches et les souffrances qui s’emparent de soi. On ne peut pas être indifférent aux personnages, c’est impossible. On ne peut que s’attacher à eux et les aimer. C’est pourquoi il faut absolument lire ce roman !

A propos de Holly Goli

Holly Goli ou Noémie de mon prénom. 90's girl vouant un culte à Audrey Hepburn, passant son temps à écrire sur tout et n'importe quoi, culturée jusqu'au bout des ongles, prof d'anglais, ex-étudiante en lettres et ex-assistante de français chez les Anglais.

4 commentaires sur “« Un bonheur imparfait », le meilleur de Colleen Hoover !

    1. Vraiment j’ai trouvé ce roman génial ! Il m’a beaucoup touchée. Le sujet est différent de Jamais plus mais là d’avoir un couple déjà formé, ça te permet de voir au-delà de l’amour naissant et de voir ce qui peut arriver ensuite. Franchement fonce !

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