Les MacCoy, « L’Ours et le Taureau » : l’art d’être Chef de Clan

Bonjour tout le monde ! Alors qu’on approche doucement des vacances scolaires, j’ai pas mal lu ces derniers temps. Aujourd’hui, je vous parle d’un livre que j’ai tellement attendu tant le premier tome m’a profondément marquée. C’était un vrai coup de cœur. Et puis cette fin … Un an plus tard, il est là entre mes mains. J’ai pris le temps de bien le savourer avant de vous en parler aujourd’hui, jour de sa sortie. Il s’agit du tome 2 de la série Les MacCoy d’Alexiane Thill : L’Ours et le Taureau. Mille mercis à Fyctia et Célia pour cet envoi !

C’est quoi le pitch Holly ?

Après avoir découvert le terrible secret de Caleb MacCoy, Phèdre a rejoint le château de Dunvegan pour enfin prendre possession de l’héritage de son père. Désormais à la tête des MacLeod, elle découvre la vie de chef de clan… Mais sa position est fragile : depuis son fief d’Inveraray, le bourreau de son enfance, Henry Campbell, est à l’affût de la moindre opportunité pour la faire chuter… Et pour cela, il est prêt à se servir de Caleb. Car aux yeux des clans, Phèdre est toujours la Pupille de ce dernier, et elle est donc censée respecter ses ordres…

On en pense quoi ?

Et bien … wouah ! J’ai pas vraiment de mots en fait. Je l’ai adoré du début à la fin. Il y a tellement de choses qui sont exploitées dans ce roman sans pour autant me perdre que … c’est un coup de cœur. Un vrai ! Comme le premier tome et surement plus encore. Oubliez Outlander ! Les MacCoy … c’est bien mieux !

L’Ours et le Taureau suit toujours Phèdre et on reprend là où l’on s’est arrêté. A la fin de L’Ogre et le Chardon, Phèdre avait découvert le secret de Caleb, l’Ogre, celui qu’elle avait fini par connaître et aimer. Une véritable trahison qui l’a poussée à partir loin de lui et rejoindre les terres qui lui reviennent de droit : Dunvegan. Oui mais voilà, deux mois plus tard, elle n’est que l’ombre d’elle-même. Incapable de se remettre de cette trahison, elle a complètement délégué son rôle de Chef de Clan au profit de Callum, son bras droit. De plus, sa relation avec Caleb MacCoy n’a rien arrangé auprès de son clan qui refuse de la voir comme un Chef. Certains sont de véritables insurgés prêts à s’en prendre à sa personne. Elle reste donc enfermée dans son château, comme une âme en peine, angoissée à l’idée de sortir et d’être la cible de son clan.

Caleb MacCoy, de son côté, est vraiment devenu son surnom. Irascible, il n’arrive pas à oublier sa Pupille. Phèdre lui manque et même s’il tient son rôle de Chef de Clan, tout cela n’a plus la même saveur sans son Chardon. Elle a su voir des choses en lui que personne n’avait encore jamais vu. Alors qu’il se désespère de la revoir, c’est finalement Henry Campbell, l’ennemi juré de sa belle française, qui va lui tendre une perche pour la reconquérir. Et quelle perche ! Phèdre est toujours sa Pupille et donc elle doit lui obéir. Campbell a un projet pour elle et il compte bien sur Caleb pour l’aider à réaliser ses desseins. Et si Caleb ne voulait pas faire souffrir Phèdre ? Et si elle pouvait encore lui pardonner ? L’Ogre part donc pour Dunvegan retrouver Phèdre et malgré l’accueil hostile, il n’a qu’un seul objectif : Phèdre doit être la Cheffe du Clan MacLeod et il fera tout pour y arriver.

Alexiane Thill ne change pas de style. C’est toujours la même plume. Elle modernise à la perfection les Clans écossais et joue des stratégies et autres alliances en tout genre pour nous tenir en haleine sans tomber dans des longueurs. En effet, ce deuxième tome est encore plus épais et pourrait faire peur mais l’auteure a su adapter son histoire avec des intrigues savamment dosées qui maintiennent le rythme et fait que l’on ne voit pas les pages défiler. J’ai à nouveau été transportée dans le pays de mes rêves avec les Clans devenus chers à mon cœur et j’ai pris énormément de plaisir à suivre Phèdre et Caleb  dans L’Ours et le Taureau. Et j’ai énormément aimé le fait qu’Alexiane Thill ait choisi de réduire les scènes de sexe et de se concentrer sur les différentes intrigues liées aux Clans. A mon sens, c’est bien plus important. Le potentiel de moderniser les Clans … c’est vraiment le gros point fort de la série Les MacCoy. Il ne fallait pas tomber trop dans la romance au risque de s’éloigner de la nature de l’histoire. Les intrigues sont bien ficelées. Même si on devine où cela va nous mener, certaines surprennent et nous font émettre des hypothèses sur la suite de l’histoire de L’Ours et le Taureau.

Phèdre reste une héroïne très intéressante. On ne peut que comprendre sa souffrance et la trahison de Caleb. Dans le tome précédent, on avait bien vu qu’elle avait du mal à faire confiance, du mal à voir l’avenir … Et l’Ogre a su briser ses barrières pour l’aider à se construire alors quand elle découvre le secret de Caleb … c’est tout ce qu’elle a construit qui s’effondre. Comment peut-elle être la Cheffe de Clan que tout le monde attend alors que l’homme qu’elle aime l’a détruite ? Malgré le soutien de sa mère, Phèdre a du mal à avancer. Et Caleb qui revient dans sa vie, sur ses terres à elle, c’est le coup de trop. Elle est encore plus hostile malgré la tension et les sentiments qu’elle a pour lui qui sont toujours présents. Il faudra de la patience à l’Ogre pour essayer de regagner sa confiance.

Caleb, quant à lui, reste le book boyfriend parfait (n’en déplaise à Célia. Tu dois le partager avec moi !). Il n’aurait jamais pensé que Phèdre puisse briser les barrières autour de son coeur. A ses côtés, il a appris à aimer et à se découvrir un possible futur heureux pour lui. Il n’a qu’un seul souhait : retrouver les bras de Phèdre et obtenir son pardon. Mais sans abuser d’elle, sans mentir. Quand Henry Campbell lui demande d’obtenir quelque chose de la part de Phèdre en abusant de son statut de Tuteur, il voit avant tout un moyen de la reconquérir. Mais il n’en n’oublie pas Campbell et se trouve alors déchiré entre son Clan et la femme qu’il aime. Le voir tiraillé entre l’amour ou le devoir, ça m’a plu et je me suis encore plus attachée à lui que dans le tome précédent. Non vraiment, je crois que Caleb est imbattable pour moi.

Autour d’eux gravitent le Clan MacCoy que j’ai adoré revoir (surtout Mary) mais aussi le Clan MacLeod. Ces derniers, on commence à les voir vers la fin du tome précédent et là, on apprend à les connaître. Certains m’ont plu d’autres moins mais c’est bien là toute une partie de l’intrigue. Comme Phèdre, on essaie de savoir qui est digne de confiance. Le Clan Campbell est là lui aussi ainsi que le Clan MacKensie. Ces deux Clans sont ceux dont il faut se méfier et je suis sûre qu’à l’avenir, on devrait découvrir bien d’autres choses avec eux.

Alexiane Thill continue d’ajouter de nombreux éléments perturbateurs qui nous tiennent en haleine et nous retourne. Comme le tome précédent, l’histoire devient de plus en plus prenante et conserve la complexité développée dans le tome précédent. On obtient des réponses à nos questions mais pas toutes. L’auteure nous garde du suspense pour le tome suivant. Quant à la fin … elle me plaît beaucoup. Alexiane Thill a choisi de plus ou moins clôturer l’histoire de Caleb et Phèdre. Je dis bien plus ou moins car on ne reste pas sur notre fin les connaissant et à l’avenir, on peut espérer un autre tome avec eux comme personnages centraux. Un épilogue nous donne l’identité d’un des nouveaux personnages principaux du tome suivant mais reste vague pour maintenir le suspense.

En fait, je suis ravie malgré tout de n’avoir que deux tomes sur Caleb et Phèdre car j’ai toujours peur que trois tomes … ça fasse long. Et puis, entre nous, comme je l’ai dit plus tôt, le point fort et de base de la série Les MacCoy est la modernisation des Clans écossais avec ses intrigues et ses alliances. La romance fait partie de l’histoire mais comme un point secondaire. Alexiane Thill tente un pari risqué mais réussi selon moi car même si les personnages principaux changeront, l’intrigue des Clans est toujours là et évoluera de la même manière que si Caleb et Phèdre étaient restés les héros. Ils deviennent le fil rouge de la série.

Dernier point, le titre de ce tome. L’Ours et le Taureau … Très vite, on nous donne la signification mais au fil des pages, on s’aperçoit que finalement, il pourrait être pris à double sens contrairement au titre L’Ogre et le Chardon pour lequel il n’y a aucun doute sur le sens. Cela renforce aussi le fait que les Clans et les intrigues sont vraiment le point principal de cette série. Non vraiment, il n’y a pas la moindre faute dans ce choix.

Conclusion

L’Ours et le Taureau confirme que la série Les MacCoy est la pépite originale de Fyctia. On reste face à l’histoire et aux temps modernes, aux traditions et à la modernité, à l’amour et à la guerre, le tout savamment orchestré.  Alexiane Thill avec sa plume addictive nous offre de belles intrigues et des rebondissements … surprenants. On s’attache de plus en plus à l’univers qu’elle a créé et aux héros. Mention spéciale à mon Caleb MacCoy tout de même. La romance est bien moins présente pour laisser la part belle au point fort de l’intrigue mais elle reste là, sans tomber dans le cliché. Ce roman sort aujourd’hui et je n’ai qu’un conseil : foncez l’acheter !

A propos de Holly Goli

Holly Goli ou Noémie de mon prénom. 90's girl vouant un culte à Audrey Hepburn, passant son temps à écrire sur tout et n'importe quoi, culturée jusqu'au bout des ongles, prof d'anglais, ex-étudiante en lettres et ex-assistante de français chez les Anglais.

2 commentaires sur “Les MacCoy, « L’Ours et le Taureau » : l’art d’être Chef de Clan

  1. « Et bien … wouah ! J’ai pas vraiment de mots en fait. »

    C’est aussi mon cas après la lecture de ta chronique. Je l’ai relu au moins cinq fois d’affilée : d’abord la découverte et la chair de poule au fur et à mesure, puis le plaisir de savoir mon roman compris à ce point, et la pertinence de l’analyse.

    J’ai adoré discuter avec toi au fil de ta lecture, et même après sa fin. Sourire à tes hypothèses, et m’enthousiasmer au gré de tes propres émotions.

    Il me tardait de découvrir ton retour qui n’allait pas me décevoir que ce soit dans son honnêteté et sa qualité.
    Comme pour le premier tome, j’ai eu un coup de cœur pour ton travail. J’aime ta construction, ta plume, et la manière dont tu transmets tes ressentis tout en t’appuyant sur un décorticage objectif.

    J’ai eu le sourire, les larmes aux yeux, le cœur qui palpite et un profond soupir de bonheur à la fin de ma lecture.

    Je n’ai pas assez de mots pour te remercier pour ce retour incroyable, et pour aimer autant mes petits Islanders/Highlanders.

    J’espère réussir à te surprendre avec la suite… et qu’elle sera à la hauteur de ton coup de cœur pour les deux premiers tomes !

    Avec grande amitié,

    Alexiane Thill

    1. Encore une fois, merci. Merci d’avoir écrit ce roman, merci d’avoir laissé ce commentaire bref … merci pour tout.
      Tes mots me touchent beaucoup. J’ai toujours eu du mal à synthétiser mon ressenti et j’ai toujours fait long. Le plus dur et de ne pas trop en dévoiler pour ne pas gâcher la surprise à tes futurs lecteurs.
      J’ai autant aimé que toi discuter au fil de ma lecture. Te partager mon ressenti sur des événements qui, parfois, m’ont vraiment surprise. J’attendais énormément de cette suite je l’avoue. J’avais aussi cette petite appréhension de ne pas aimer. Ce n’est pas le cas. Je suis quelqu’un qui a besoin de voir loin enfin, ce qui peut arriver ensuite. J’émets donc des tas d’hypothèses que visiblement tu as aimé 🙂
      Merci aussi d’aimer ce que j’écris. Je ne suis pas habituée à recevoir des compliments sur ce sujet là. Il y a un mot que je retiens c’est « objectif ». C’est ce que j’ai toujours essayé de faire dans mes chroniques. Si tu l’as vu alors je suis ravie.
      J’ai hâte d’avoir le tome suivant, sans te mettre la moindre pression 🙂
      A très bientôt donc,
      Holly

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