« Addicted to sin », l’addiction nous perdra

Bonjour tout le monde ! Voilà, j’ai été un peu longue à poster cette semaine mais j’avais beaucoup de choses à faire côté université (#jeretiremacasquetteétudiante). L’article du jour concerne un des petits nouveaux de chez Hugo Roman : Addicted to sin de Monica James.

Tout d’abord, je tiens à remercier ma copinaute Lucie du blog Luxnbooks car sans son avis coup de cœur, je ne l’aurais probablement pas lu (et acheté). Merci aussi à mon autre copinaute qui s’est lancée dans cette lecture commune avec moi, Coralie des Tribulations de Coco. Je vous invite à découvrir son avis d’ailleurs.

C’est quoi le pitch Holly ?

9782755623475Depuis que sa fiancée l’a quitté six semaines avant leur mariage, Dixon Mathews a renoncé à toute liaison durable. Il enchaine les rencontres éphémères et n’hésite pas à coucher avec les patientes qui fréquentent son cabinet de psychiatre. Mais alors qu’il pensait ne plus jamais éprouver d’intérêt durable pour elles, deux femmes vont croiser son chemin. Juliet est belle et toxique, addict au sexe. Madison est innocente et fragile. Une l’attire sexuellement, l’autre touche son âme et son cœur.
Dixon n’est peut-être pas le meilleur des hommes et il a ses faiblesses mais il sait qu’il doit choisir. Mais les choix les plus évidents ne sont pas toujours les meilleurs et la voie la plus simple peut parfois se compliquer.
Dixon va vite découvrir ce qu’il veut vraiment mais les erreurs du passé reviennent souvent hanter le présent.

On en pense quoi ?

Et bien Lucie avait raison. J’ai eu un gros coup de cœur. La série Off Campus, que pourtant j’adore, ne m’a pas autant tenue en haleine.

Pour une fois, nous ne sommes pas dans la tête d’une femme. Nous suivons Dixon Matthews, psychiatre reconnu spécialisé dans les addictions. Depuis que sa fiancée l’a quitté à quelques semaines de leur mariage, il part à la dérive. La seule chose qu’il a trouvé pour s’en remettre, c’est le sexe. Matin, midi et soir. Dès qu’il le peut même. Cet exutoire est carrément devenu une addiction, un comble pour ce spécialiste. Il va alors même utiliser son travail pour trouver des proies : et oui, il va même piocher dans sa clientèle féminine. C’est une véritable pulsion ! Impossible pour lui de s’arrêter. Et pourtant, il faudra quelques jours à peine pour le sortir de sa routine. Deux rencontres vont venir chambouler sa vie et son âme par la même occasion.

Tout d’abord, Juliet.  Mystérieuse et véritable fantasme, Juliet est elle aussi accro au sexe (comme quoi, il n’y a pas que les hommes qui sont concernés). Elle est l’une de ses nouvelles patientes et lorsqu’elle consulte Dixon, son addiction va susciter la curiosité et l’intérêt du psychiatre mais aussi de l’homme. Complètement libérée, c’est un fruit défendu, pire, c’est même le serpent qui le tente (le sexe étant la pomme pour ceux qui suivent ma métaphore) à franchir à nouveau la barre des patientes avec qui coucher. Elle est dangereuse et ça, Dixon le sait : dur pour lui de lui résister. Et puis il y a Madison. Complètement à l’opposé de Juliet, c’est un ange, un chou à la crème (pour citer Hunter, un ami de Dixon). Elle aussi, elle suscite ses deux intérêts. Il sent une fragilité chez elle qui va lui faire revivre des émotions qu’il pensait alors éteintes à jamais. Tellement différentes et pourtant, Dixon est attiré comme un aimant par ces deux femmes.

Chacune de ces deux femmes va nous montrer les deux facettes de notre héros. Juliet, c’est son côté obscur, celui dans lequel il vit depuis son mariage avorté. C’est une véritable pulsion, il la veut ! Madison, c’est son côté lumineux, celui qu’il a choisi de taire au plus profond de lui et ce à jamais. C’est autre chose qu’une pulsion, c’est un besoin ! Mais lequel choisir ? Lequel permettra de savoir qui est le véritable Dixon ? Tout le roman tourne autour de cela. Qui va-t-il choisir ?

Être dans sa tête est un véritable bonheur. On le suit à combattre ses démons intérieurs ou ses réflexions auprès de ses deux amis, Finch et Hunter. La traduction française du titre nous dit tout : il est addicted to sin (=accro au péché pour ceux que ça intéresse). Et cette saison 1 nous fait suivre son cheminement soit vers la lumière, soit vers les ténèbres. Dixon est un personnage que l’on déteste et qu’on l’adore en même temps. On le déteste quand il est avec Juliet, on l’adore quand il est avec Madison. On le déteste dans ses choix mais on l’adore quand il se remet en question. Être dans sa tête, ça fait tout le charme de ce roman.

Monica James a su retranscrire ce qu’un homme peut ressentir sans pour autant tomber dans le cliché. Il fait un peu archétype mais … il reste humain malgré qu’il soit un personnage de fiction. Il me rappelle Drew de la série Love Game d’Emma Chase. Mais en plus torturé quand même. Dixon est un personnage assez complexe au final. Un physique parfait qui facilite les choses et fait ressortir son côté obscur et pourtant une âme qui fait ressortir un côté lumineux, de l’espoir même. Son passé a forgé celui qu’il est mais il aurait pu sombrer encore plus s’il n’avait pas eu ses amis. C’est d’ailleurs mon bémol : il faudrait qu’ils soient plus souvent là.

Dixon est donc complexe parce qu’il est aussi attachant. Comme tout le monde, il fait des erreurs et c’est cela qui fait apparaître des failles qui le rendent vulnérable. Cela permet de comprendre son attirance pour Madison. Ces deux femmes offrent deux possibilités à son histoire : l’enfer et son point de non-retour ou alors la rédemption et le renouveau. Un triangle amoureux très subtil combiné à la plume de Monica James et on se retrouve accro. On pourrait devenir une patiente de Dixon (euh … le côté obscur en moins). J’ai eu du mal à ne pas lâcher Addicted to sin tant j’étais prise dans ma lecture.

Et parce qu’un livre ne suffit pas, il y en aura un deuxième. Un diptyque. C’est bien, ça change des trilogies. Faut dire que le cliffhanger a la fin … Wouah ! Une véritable bombe ! Si cela permet d’éclaircir des choses concernant Juliet et Madison, ça m’a aussi permis de confirmer des choses que j’avais quelque peu deviné. J’aime bien avoir raison de temps en temps. Cela va être dur d’attendre la suite, ça je vous le dis !

Conclusion

Un roman surprenant avec une histoire originale, loin de la guimauve habituelle du genre, et très très très addictive. Monica James arrive avec sa plume à y ajouter de la psychologie et de la réflexion à des personnages loin de la perfection. Un héros qui sort des sentiers battus et qui nous rend un peu bipolaire, comme ses deux côtés. Une intrigue très haletante, digne d’un roman policier, qui donne envie de connaître rapidement la suite. Un véritable coup de cœur à lire absolument !

A propos de Holly Goli

Holly Goli ou Noémie de mon prénom. 90's girl vouant un culte à Audrey Hepburn, passant son temps à écrire sur tout et n'importe quoi, culturée jusqu'au bout des ongles, prof d'anglais, ex-étudiante en lettres et ex-assistante de français chez les Anglais.

2 commentaires sur “« Addicted to sin », l’addiction nous perdra

  1. Oh je suis hyper contente qu’il t’ait plu il change vraiment de ce dont on a l’habitude de lire et franchement l’auteure aurait pas été aussi mignonne à Bandol , j’aurais pu passer à côté. C’est toujours délicat les triangles amoureux et moi ça me rend dingue. Alors celui-ci c’est un peu l’exception qui aurait su nous sortir de notre zone de confort. Reste plus qu’à attendre la sortir du tome 2, l’attente est longue !!! ^^

    1. Oui j’ai vu que c’était une auteure adorable (elle a répondu à mon tweet) 🙂
      C’est vrai que le triangle amoureux, j’en ai un peu ma dose mais là, c’est vraiment différent et comme tu l’as si bien dit, on sort de sa zone de confort.
      J’ai hâte de lire le tome 2 !

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