« Comme si c’était toi » de Mhairi McFarlane, mon premier coup de coeur 2015 !

Bonjour tout le monde ! Alors que j’essaie de retrouver un rythme entre la fac et mon job de nanny, je m’accorde un jour par semaine pour vous parler et aujourd’hui c’est de mon cadeau de Noël par Lily, ma rédac’ chef chez MGG qui a fait hier la UNE Culture sur mon coup de coeur littéraire 2014. En effet, elle m’a offert le deuxième roman de l’auteur écossaise Mhairi McFarlane (qui avec son premier roman m’avait bluffée et avait obtenu mon coup de coeur de 2014) : Comme si c’était toi.

Son premier roman m’avait fait passée dans des dizaines d’états émotionnels différents incluant la joie, le rire, la tristesse et les papillons dans le ventre et bien son deuxième … c’est pareil !

C’est quoi le pitch Holly ?

1412-comme-si-toi_orgAu lycée, Anna était grosse, laide et terriblement mal dans sa peau. À trente ans, l’époque où elle était le souffre douleur de son bahut, et de James en particulier, lui semble déjà loin : elle est belle, elle a un boulot de rêve, et la vie lui sourit. Mais le destin nous réserve parfois d’étranges surprises, et l’homme qui lui a infligé la pire humiliation de sa vie refait surface. Contre toute attente, James est devenu prévenant, drôle, spirituel… et il n’est pas insensible au charme de la ravissante jeune femme avec laquelle il organise une exposition. Il n’a pas reconnu en elle celle dont tout le monde se moquait dix ans plus tôt. Profondément troublée par ces retrouvailles inattendues, Anna est prête à tout pour ne pas retomber amoureuse de son amour de jeunesse…

On en pense quoi ?

C’est mon premier coup de coeur de cette année 2015. Cette auteure a le don d’écrire des romans mettant en scène Monsieur et Madame Tout-le-monde, parlant de romance avec de l’émotion juste dosée et aussi de l’humour qui, parfois cocasse, fait passer le lecteur par tous plein de stades.

L’histoire démarre donc par un prologue racontant le prom bal d’Aurelianna Alessi, adolescente obèse de 16 ans qui va vivre la pire humiliation de sa vie et ce par le garçon qu’elle aime secrètement : James Fraser (oui il a un nom semblable à un certain écossais mais la ressemblance est fortuite).

16 ans plus tard, Aurelianna s’appelle désormais Anna. Elle a perdu tous ces kilos qui furent sa plus grande souffrance durant son adolescence. Elle est aussi une grande universitaire reconnue par ses pairs. Bref … elle a un job de rêve, un corps magnifique (même si elle a encore du mal à l’assumer) et une vie plutôt sympa. La seule ombre au tableau, c’est qu’elle n’a pas encore trouvé le prince charmant.

Anna n’était absolument pas obsédée par l’idée de se marier ; elle avait simplement envie de rencontrer « le bon ». Elle avait trente-deux ans : le salaud prenait tout son temps. À tel point qu’elle le soupçonnait de s’être perdu en route et d’avoir accidentellement épousé une autre femme.

Vient ensuite la fameuse réunion d’anciens élèves à laquelle elle se rend, espérant pouvoir se venger. Manque de bol, personne ne l’a reconnait, pas même James.

James suivit son regard jusqu’à une femme qui se tenait à l’écart. Il se rendit compte qu’il l’avait déjà survolée des yeux à de nombreuses reprises sans vraiment la voir, non qu’elle n’en vaille la peine, mais, avec ses cheveux noirs, son teint olivâtre et ses vêtements foncés, elle se fondait dans le décor telle une ombre.

Et comme si cela ne suffisait pas, elle va devoir bosser avec lui sur une exposition qu’elle organise. Les débuts sont houleux en particulier du fait qu’il ne l’a pas reconnue. Pourtant, petit à petit qu’on avance dans le livre, on les suit tous les deux se redécouvrant et finissant par s’apprécier et devenir même amis. Mais Anna ne lui a toujours pas dit qui elle était et la vie de James avec ses problèmes vont rendre les choses plus difficiles.

Enfin bref … je ne vais pas vous raconter tout le roman non plus. Bien évidemment, la couverture quelque peu semblable à Parce que c’était nous, son premier roman, prête à confusion mais est un livre totalement différent. Mhairi McFarlane a un style plein d’humour, offrant parfois des scènes comiques (j’ai adoré le chat de James, Luther, qui est un phénomène à lui seul) et des répliques qui pourraient être cultes :

Après un verre ou deux, elle devenait carrément impudique. D’après Marianne, servir du vin à Clare, c’était comme d’arroser un Gremlin, raconta Aggy.

Le thème principal du roman est le harcèlement scolaire. Il est très bien abordé et ce qui aurait pu tourner rapidement au patho est traité avec beaucoup de talent (l’humour aide beaucoup je le reconnais). Le style est vraiment réaliste sans jamais en faire de trop. Ce qu’a vécu Anna pourrait arriver à n’importe qui. La manière dont c’est raconté est juste : pas de détails en surplus pour grossir le trait d’humour ou pour (sur)jouer sur le dramatique et me faire sortir les mouchoirs. J’ai tourné les pages sans réfléchir … ça se lit tout seul (j’ai dû me retenir pour pas le lire d’une traite) car impossible de refermer le roman avant de savoir si vraiment tout se finit bien pour chacun d’eux. Jusqu’au bout, le doute subsiste, malgré le genre littéraire (c’était pareil avec Parce que c’était nous). On se demande alors si les personnages vont finalement faire le choix espéré ou alors se détourner l’un de l’autre et opter pour la sécurité. Comme si c’était toi m’a fait rire, pleurer aussi et, au final, m’a encore conquise. J’en redemande ! C’est aussi une histoire moderne car elle se base pas trop sur la romance (elle vient plus sur la fin je dirais) et met plutôt en scène des personnages qui vivent avec leur temps. On se trouve donc face à la solitude, le célibat, les relations professionnelles et amoureuses qui sont autant de sujets que l’on retrouve aussi dans la « vraie » vie.

En fait, j’ai retrouvé avec plus que du plaisir Mhairi McFarlane. Son humour (mais que j’ai ri !) mais aussi sa délicatesse et sa douceur dans les passages « difficiles » et aussi sa fluidité. Elle m’a encore embarquée avec des personnages haut en couleurs et pour qui elle ne leur offre jamais la facilité.

Anna c’est l’amie dont tout le monde rêve : elle est drôle, pétillante et ne laisse pas son passé la détruire (enfin … pas toujours). Quant à James, c’est un peu plus compliqué… Le premier avis qu’on a de lui c’est qu’il est un crétin. Puis, petit à petit, comme Anna, on comprend qu’il a été un adolescent et que maintenant il est un homme très différent. On découvre aussi qui il est vraiment et on oublie petit à petit ce qu’il a fait par le passé pour être sous son charme. Il est drôle, mignon, absolument adorable et vraiment trop chou (et en plus il pleure ! Je sais pas vous mais j’aime bien savoir qu’un homme peut pleurer) ! Je pourrais parler des personnages secondaires aussi mais je risque de partir loin et vous n’avez pas toute la journée pour en parler avec moi.

J’ai donc ri, j’ai aussi couiné (oui ça m’arrive), j’ai souri bêtement et surtout, j’ai eu des papillons dans le ventre. Une vraie romance tout en douceur (et simple) comme je les aime (et que je dévore).

Conclusion

Je dirai que je suis encore plus raide dingue de la plume de Mhairi McFarlane, que je suis totalement tombée sous le charme de ce roman, que je suis passée par tout un tas de stades émotionnels différents avec cette romance qui n’est pas qu’une simple romance comme on a l’habitude d’en lire mais c’est aussi une réflexion sur des thèmes qui touchent (le harcèlement moral), sur des comportements que l’on peut avoir et surtout les traces qu’ils laissent sur nos vies et pour finir sur l’acceptation de soi.

About Holly Goli

Holly Goli ou Noémie de mon prénom. 90's girl vouant un culte à Audrey Hepburn, passant son temps à écrire sur tout et n'importe quoi, culturée jusqu'au bout des ongles, prof d'anglais, ex-étudiante en lettres et ex-assistante de français chez les Anglais.

3 thoughts on “« Comme si c’était toi » de Mhairi McFarlane, mon premier coup de coeur 2015 !

  1. Je suis vraiment heureuse que mon cadeau t’ait plu 😉 j’avoue qu’au départ, j’étais plus perplexe sur cette histoire, que je trouvais un peu cliché. Mais finalement, celle de « Parce que c’était nous » était clichée sur le papier aussi et j’ai totalement adoré ma lecture comme tu le sais donc je laisserai assurément une chance à ce second roman 🙂 c’est marrant, il est écrit à la troisième personne celui là :p

    1. Exactement ! On est donc à la fois dans la tête d’Anna et dans la tête de James alors que « Parce que c’était nous » c’était uniquement Rachel. C’est plaisant aussi car on en découvre plus sur James alors que pour Ben … j’étais un peu restée sur ma faim ^^

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