Diamants sur canapé de Blake Edwards

Dans ma présentation de lundi (déjà deux jours que je suis active !), j’ai survolé la présentation de mon film préféré qui expliquait le choix de mon pseudo pour écrire mes petites chroniques. Et c’est en la relisant (ma présentation bien sûr !) que je me suis dit : « Tiens, si je le regardais à nouveau ? » (Comme si je l’avais pas déjà vu un bon nombre de fois et que même sans le voir hier, j’étais capable de faire une critique dessus). Alors j’ai ouvert ma boîte de chocolat (très très importante quand je regarde ce film ou même un autre), je me suis calée dans mon lit (et oui, dans mon logement universitaire, j’ai pas de canapé moelleux) et j’ai lancé le film …

Avant de parler de cette petite merveille, un peu de contexte me concernant (J’avais dit que je ne parlerai pas de ma vie mais j’estime que vous êtes en droit de savoir comment Breakfast at Tiffany’s ou Diamants sur canapé est devenu MON film (culte, préféré, …)). J’avais 15 ans lorsque j’ai découvert Audrey Hepburn ce qui, en regardant mon âge, ne fait pas si longtemps. C’est à travers un téléfilm sur sa vie avec Jennifer Love-Hewitt (je ne l’aime pas particulièrement mais c’est pas moi qui fait le casting) que je me suis prise d’affection pour cette frêle jeune femme au cœur d’or. Puis j’ai vu Comment voler un million de dollar … mon premier Hepburn ! Comédie drolatique qui m’a donné envie de voir d’avantage cette actrice et ce dans différents contextes. Breakfast at Tiffany’s fut mon second et devint alors mon film préféré. J’en avais déjà entendu parler par le biais de différents films et séries mais jamais je n’avais eu l’occasion de le voir.
Retournons au film.

On en pense quoi ?

Que pourrais-je dire pour commencer ? Peut être par le commencement, tiens. L’opening du film.

Le film démarre par la musique Moon River de Henri Mancini. On voit alors un taxi rouler puis s’arrêter pour laisser descendre une jeune femme absolument élégante, dans une longue robe noire avec une poche blanche des les mains. Elle avance jusqu’aux vitrines de la joaillerie Tiffany’s et là, elle se place devant l’une d’elles et ouvre la poche : il y a un croissant à l’intérieur. Puis elle débouche un gobelet en carton qui semble être du café et elle trempe son croissant dedans avant d’en avaler une bouchée :
Le titre du film est alors résumé dans cette simple scène. Et pour moi, avant même que je connaisse le reste de l’histoire, ce fut le moment où je sus que ce film serait MON film, celui qui serait le premier posé sur mon étagère de DVDs le jour où je serai totalement indépendante (et oui à mon âge je suis encore chez Papa-Maman mais plus pour longtemps (du moins je l’espère)). Dans cette scène, il n’y a pas une seule parole, juste cette chanson composée d’harmonica, de violons et d’un chœur d’hommes et de femmes. C’est … un moment magique (pour ceux qui me comprennent) qui est pourtant tout simple et pourtant lourd de sens. Tiffany’s est l’endroit où va Holly quand elle se sent mal (d’ailleurs elle le dit à Paul/Fred(dont je vous parlerai plus tard)). C’est une des plus grandes boutiques de joaillerie à New York. Toutes les New-Yorkaises branchées rêvent que leur boyfriend les demande en mariage avec un diamant de chez Tiffany’s. En tout cas, quand je lis les romans de Chick-Lit et bien je ne vois que ça (même dans certains films on le voit). Revenons à nos moutons … Le rêve le plus cher d’Holly est de posséder un bijou ou même un objet venant de chez Tiffany’s. Peu importe ce que c’est quand que ça vient de chez Tiffany’s. Même une gravure, elle prend.
Bref … ce n’est que le début et je n’en dirai pas plus. Voyons maintenant les personnages. Je vais commencer par Holly.

Mademoiselle Golightly, comme l’appelle son cher colocataire M. Yunioshi, est une jeune femme excentrique voire calculatrice. C’est ainsi qu’on la décrirait quand on la verrait pour la première fois. En effet, elle ne rêve que d’une chose mis à part Tiffany’s : se marier avec un homme assez riche pour qu’elle ne soit plus obligée de gagner sa vie pour vivre et de pouvoir avoir tout ce qu’elle désire (surtout des bijoux !!!). Et donc elle épluche le journal enfin, le carnet des mondains à la recherche d’une proie. Ça ce n’est que le côté calculateur puisque le côté excentrique se ressent dans les nombreuses toilettes qu’elle possède. On la voit dans sa belle robe noire (Givenchy of course et ce depuis le film Sabrina et la sublime robe blanche) au début du film puis dans une robe rose lors de son premier rendez-vous avec José, … Même moi je n’ai pas le tiers de ses vêtements dans mon placard ! Mis à part ses vêtements, il y a bien un objet qui montre cet excentrisme dans toute sa splendeur : son porte-cigarette. Lors de sa « sauterie » dans son appartement, on la voir fumer sa cigarette sur cet objet qui, s’en mentir, doit au moins faire 50 cm de long si ce n’est plus. Et puis seul l’argent compte. La preuve, elle a besoin de 50$ pour aller aux petits coins en plus de séduire des hommes riches. Si c’est pas du grand n’importe quoi ! Mais sous ses airs de poule de luxe, Holly cache quelque chose de bien plus profond que cela.
Il s’avère que c’est quelqu’un de profondément angoissée, nostalgique de son Texas natal. Ce qui n’est à ne rien comprendre vu qu’elle l’a pourtant fui ( d’ailleurs son vrai nom est Lula Mae Brown ) pour vivre à New York. Un autre élément qui la rend encore plus sympathique, c’est son amour inconditionnel pour son frère Fred, surnom qu’elle donne à Paul par la suite. D’ailleurs Paul … c’est un peu l’élément qui nous permet de voir Holly sous un autre jour car s’il n’était pas là, elle serait restée très certainement la petite arriviste texane mangeuse d’hommes et croqueuse de diamants.
Ce personnage est donc un peu complexe et difficile à comprendre et Audrey Hepburn l’interprète avec brio. Bon je ne suis pas objective puisqu’elle est mon actrice préférée mais tout de même ! Vu ce qu’elle a joué auparavant (et oui j’en ai vu d’autres depuis), elle mérite d’être « brio ». Elle y est incroyable car elle était quelqu’un de plutôt introvertie et jouer Holly Golightly qui, elle, est une femme extravertie, fut extrêmement difficile et elle l’a dit elle-même : Holly fut le rôle le plus difficile qu’elle est eu à jouer dans toute sa carrière. Comme quoi je ne mens pas.
Donc je vous disais que ce qui permettait de faire le lien entre les deux facettes d’Holly, c’était Paul.
Paul est, quant à lui, un jeune auteur qui ne doit la publication de son livre que par sa maîtresse, riche décoratrice d’intérieur, qui lui paie un très bel appartement qu’elle a décoré avec luxe pour son amant et pour leurs batifolages loin de son mari toujours absent. (Enfin … ce n’est que ma vision vous n’avez/n’aurez peut être pas la même). De ce fait, on comprend qu’il est un homme discret, parfois timide et qui a dû mal à s’exprimer en public. Mais comment un tel homme se lit d’amitié avec une femme comme Holly ?
Lors de son arrivée à son nouvel appartement, il se rend compte qu’il n’a pas la clef et il sonne sur un interrupteur au hasard, hasard qui fait bien les choses puisqu’il atterrit chez Holly. La pauvre ! Il vient de la réveiller mais très vite, l’égocentrisme d’Holly refait surface et elle parle et parle et parle … Tout et rien y passe, même sa vie privée. On ne peut plus l’arrêter et Paul s’efface à nouveau. Faut dire qu’il a l’habitude avec son autre vieille peau qui lui sert de banque. Mais au fur et à mesure qu’il rentre dans le monde d’Holly et bien non seulement il tombe amoureux de cette étrange demoiselle mais il finit par gagner du caractère et donc à se libérer de l’emprise de son entourage. Ce qui fait que Holly est le lien qui permet de montrer une autre facette de cet homme. La boucle est bouclée entre les deux.
Quant à l’acteur qui l’interprète, George Peppard, et bien … il était pas mal quand il était jeune ! Je ne le connaissais que en Hannibal de l’Agence tout risque et franchement … c’était pas vraiment mon genre.

Je pourrais vous parler des autres personnages mais je me demande si cela serait raisonnable. Si je les présente tous je vous aurais carrément raconter tout le film et vous n’aurez même pas envie de le voir. Donc le mieux est que je stoppe ici les présentations des personnages.

Je préfère retourner au film pour vous présenter juste quelques passages que je trouve fort intéressant à vous présenter.

Un peu plus en détail …

Si j’avais à choisir un passage qui serait mon préféré et bien ce serait sans hésiter Moon River. Moon River c’est donc la chanson qu’on entend au début du film mais que Audrey Hepburn reprend, assise sur le rebords de la fenêtre de sa salle de bain en jouant du ukulélé. C’est là où Holly est vraiment elle-même, sans maquillage, sans une belle robe, sans jouer un rôle. C’est le moment où elle commence à changer (pour moi) et très certainement le moment où Paul tombe amoureux d’elle (mais pas sûr). Pour mieux me comprendre, voici la fameuse scène de Moon River par Audrey Hepburn.

Après je me risque à  vous faire une petite comparaison avec la nouvelle de Truman Capote. 
Pour commencer, on peut dire que les personnages principaux (enfin, je ne parlerai que d’eux), Paul et Holly sont présents mais avec quelques modifications qui, pour les littéraires, pourraient vous gêner enfin … c’est plus le film qui vous gênerait dans ce cas-là. Donc je reprends. Nous avons donc les deux héros : Paul et Holly. Paul, dans le roman, est un écrivain mais on ne connait pas son nom. Il vit dans le même immeuble que Holly mais … Holly a quitté l’immeuble depuis enfin … elle l’a fui. Et pour lui, c’est difficile car il était amoureux d’elle mais il ne lui a jamais dit. Il n’y a donc jamais eu de relation entre les deux alors que le film en a créé une.
Concernant Holly, si son métier et son caractère (à peu de choses près) sont les mêmes et bien il n’en n’est aucunement le cas de son physique. Dans le roman, c’est une jeune femme blonde à la coupe à la garçonne alors que dans le film, elle est brune aux cheveux longs. Dans le livre, on sait clairement qu’elle est une call-girl et qu’elle ramène souvent des hommes chez elle. Dans le film, on le devine car seul M. Yunioshi s’en plaint. Comme le personnage incarnée par Audrey Hepburn, elle est texane et a fui son ancienne vie et son mari. Elle a un frère qu’elle aime par dessus tout et elle donne ce surnom au narrateur.
Dernière différence dont je vous parlerai c’est bien évidemment la fin.
(ATTENTION RISQUE DE SPOILER !!!)
Étant donné que Holly et Fred(/Paul) n’ont jamais eu de relations, il est évident qu’ils ne finissent pas ensemble comme le film. Car suite à l’affaire dont Holly s’est retrouvée embrigadée sans le vouloir, et bien l’homme qu’elle souhaitait épouser la repousse et part au Mexique, son pays natal. Dans le roman, elle prend malgré tout l’avion mais ne va pas retrouver son bel Apollon alors que dans le film … et bien plutôt que de vous le raconter et bien je vais … me taire pour ne pas spoiler celles et ceux qui veulent le voir.
Je pense que j’ai plutôt bien travaillé pour le moment. Je pense revenir dans la journée avec une autre critique (un livre certainement) vu qu’aujourd’hui je n’ai pas d’exam donc … à très vite !

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A propos de Holly Goli

Holly Goli ou Noémie de mon prénom. 90's girl vouant un culte à Audrey Hepburn, passant son temps à écrire sur tout et n'importe quoi, culturée jusqu'au bout des ongles, prof d'anglais, ex-étudiante en lettres et ex-assistante de français chez les Anglais.

5 commentaires sur “Diamants sur canapé de Blake Edwards

  1. Han j’ai pas vu cefilm, alors je le met direct dans la liste à regarder dès que j’ai fini mes partiels. OUAI Hepburn est sublime, mais mes connaissances dans ses filmssont vraiment limités (je
    sais jsuis nulle X’D) Du coup j’ai pas lu tout l’article vu que j’ai pas envie de savoir ce qu’il ce passe XD je le finirais quand je l’aurias vu ♥♥♥

    Bisous

  2. J’ai lu ton article qui est bien plus exhaustif que le mien. C’est vrai que la scène de « Moon River » marque un tournant dans le film qui rend Holly moins superficielle qu’elle ne le paraît au premier abord. En tout cas, ce qu’il faut retenir, je pense, c’est qu’elle est pétillante, pleine de vie et remarquablement interprété comme tu le dis si bien!

    1. Mon article n’a rien à envier au tien. Je ne suis pas assez objective avec ce film 🙂 En tout cas, je suis ravie qu’il t’ait plu. Merci d’être passé.

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