« Jusqu’à ce que la vérité nous sépare », confiance aveugle ou paranoïa ?

Bonjour tout le monde ! Aujourd’hui, je vous parle de l’un de mes premiers romans reçus dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Bragelonne. Après de la littérature et des histoires d’amitié avec des chats, j’ai souhaité découvrir un thriller : Jusqu’à ce que la vérité nous sépare. Encore merci pour cet envoi !

C’est quoi le pitch Holly ?

Éperdument amoureux, Jack et Rachel attendent un heureux événement. Ils ne se connaissent que depuis quelques mois, mais ils sont confiants. Un soir, pourtant, Rachel lit un mail qui ne lui est pas destiné. Un mot imprime sa rétine : « atrocité ». Et le doute s’installe. Qui est vraiment le père de son enfant ?

Rachel veut connaître la vérité. Elle ne peut envisager l’avenir avec un homme qui ment sur son passé. Mais est-elle tout à fait honnête ? Un an plus tôt, elle a perdu son poste à l’hôpital dans des circonstances troubles. Un secret qu’elle s’est bien gardé de révéler…

On en pense quoi ?

Je suis passée vraiment pas loin du coup de cœur ! Cela faisait un petit moment que je ne m’étais pas plongée dans un thriller. James Patterson reste l’auteur dont j’ai lu quasi la totalité de ses œuvres. Et c’est pourquoi, j’ai du mal à sortir de son univers et pourtant … Jusqu’à ce que la vérité nous sépare a rempli ses fonctions.

C’est donc l’histoire de Rachel et de Jack. Elle est anglaise et ancien médecin pédiatre devenue secrétaire. Il est journaliste et écossais. C’est le coup de foudre entre eux. Tellement puissant qu’ils enchaînent les étreintes passionnelles. Jusqu’au jour où l’oubli d’une protection fait que Rachel tombe enceinte. Jack est heureux ! Un peu de lui grandit en la femme qu’il aime. Alors que tout va pour le mieux entre eux, Howard le chat de Jack l’a adoptée, Rachel tombe par hasard sur un mail reçu par son bel écossais. Un mot retient son attention : « atrocité ». A partir de là, Rachel n’aura plus qu’une seule obsession : découvrir ce que lui cache Jack. Après tout, ils vont avoir un bébé ensemble non ? Au fil du temps, des excuses, des mensonges se dévoilent. Et si Rachel avait été trop vite avec Jack ? Ils ne se connaissent que depuis quelques mois. Et elle ? Ne lui cache-t-elle pas quelque chose sur le fait qu’elle ne soit plus médecin ?

Le concept de Jusqu’à ce que la vérité nous sépare me rappelle Gone Girl de Gillian Flynn. Un roman que j’ai adoré, une adaptation incroyable. Mais ici, l’histoire est tout de même moins sombre, moins dérangeante que Gone Girl. On est dans la tête de Rachel tout le long du roman et on suit son cheminement de la vérité. Petit à petit, on voit Rachel s’enfoncer dans sa quête qui la consume de l’intérieur. On finit par se demander si elle n’est pas paranoïaque. En effet, un an plus tôt, elle était médecin. Aujourd’hui, elle est secrétaire. Gillian McAllister a choisi de faire des « pauses » dans la quête de Rachel en alternant avec des éléments de son passé pour finir en apothéose.

Rachel est un personnage auquel je me suis très vite attachée. Elle a pleinement conscience que son histoire avec Jack va vite mais c’est une femme amoureuse et elle l’assume. Du moins jusqu’au mail. A partir de là, rien ne va plus. Elle peut parfois rappeler Nina, la danseuse du film Black Swan tant on sent son esprit partagé entre l’envie de fuir et l’envie de rester aux côtés de Jack. J’ai aimé suivre ses investigations, ses interrogations. Je me suis même mise à sa place et à penser comme elle à chaque justification de Jack. Moi aussi, j’ai ressenti le mensonge. Ce qui est troublant et hyper intéressant c’est que Rachel, au fil du temps, devient de plus en plus étrange et paranoïaque. Je veux dire qu’à force de chercher des réponses, elle remet sa propre histoire en question, son passé et commence à se demander si elle n’est pas un peu comme Jack, menteuse et manipulatrice. Et ça j’adore !

Parlons de Jack. C’est un véritable mystère. Et il le reste jusqu’à la fin du roman. Alors oui, on découvre sa famille (celle de Rachel aussi), ses amis mais … on a toujours le sentiment que tout n’est pas vrai, qu’il joue un rôle. Pourtant, à aucun moment je n’ai eu peur de lui. Amy dans Gone Girl fait froid dans le dos. Pas Jack. C’est certainement la différence entre les deux romans. Jusqu’à ce que la vérité nous sépare se concentre sur les secrets de famille, sur le fait de les creuser mais en aucun cas qu’ils peuvent être horribles et pousser à commettre l’irréparable. Si je n’ai pas eu de coup de cœur, c’est tout simplement parce que pour la révélation, je m’attendais à … autre chose. Quelque chose de plus percutant. Je ne dis pas qu’elle est mauvaise mais j’attendais mieux. En revanche, j’aime l’épilogue. Il est un poil dérangeant quand on s’y penche de plus près. Et ça me plait !

L’écriture de Gillian McAllister est sympathique et psychologique. On sent qu’elle essaie de nous décrire au mieux Rachel et ses réactions. Le roman est un peu long par moment mais sa manière de nous présenter Rachel réduit cela. J’ai vraiment passé un super moment dans la campagne écossaise et la ville de Newcastle.

Conclusion

Si vous cherchez un roman où les personnages perdent le contrôle et finissent par se poser des questions, sur eux-mêmes ce roman est fait pour vous. Une histoire très intéressante sur la famille et ses secrets mais aussi sur le fait de cacher des éléments de sa vie à sa moitié. Gillian McAllister propose une héroïne intéressante et bien développée. On s’attache à elle, on prend même sa place dans sa quête. Jusqu’à ce que la vérité nous sépare est un thriller prenant qui est digne de ses comparses du genre.

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