[La série du mardi] »Les insurgés », la New Romance dystopique à ne pas rater !

Bonjour tout le monde ! Voilà un moment que je réfléchis à créer une nouvelle catégorie et je ne savais pas comment y parvenir. Il aura fallu que je lise la série d’Elle Kennedy paru ces derniers mois pour y parvenir. J’essaierai une fois par mois de vous parler d’une série qui m’a plus ou moins marquée. En tout cas, merci à Déborah, Magali et Olivia de Hugo Roman pour ces belles lectures.

Pour être honnête, je pensais être capable d’écrire un article sur chacun des romans mais quand j’ai commencé le tome 2, Addiction, j’ai vite compris que cela me serait impossible. Alors oui, certains tomes sont mieux que d’autres mais ils sont clairement indissociables. Je ne suis pas une grande amatrice de dystopie. Pourquoi ? Bonne question ! Je ne sais pas trop mais quelque chose qui sort des sentiers battus (en gros, une histoire « classique ») était inconcevable pour moi. C’est la série Off Campus, que j’ai absolument adoré, qui m’a donné envie de découvrir cette série du même auteur.

C’est quoi le pitch Holly ?

Les Etats-Unis sont ravagés par un monde post-apocalyptique. L’argent n’existe plus, les soins médicaux non plus : une sélection naturelle est mise en place. Les survivants de cette guerre se divisent en deux catégories : les citoyens de la Classe Mondiale dite CM et les Insurgés. Toute religion tout comme le libre arbitre est effacé et les Exécuteurs traquent les rebelles pour les coincer dans des lieux dits « colonies ». Des personnes, dit Souverains, ont pris le pouvoir et instauré une loi martiale. Quiconque ne veut pas respecter cela est considéré comme un Insurgé et doit mourir. Dans cette lutte sans précédent, nous allons suivre Hudson, Connor, Jamie, Lennox, Sloan, Reese et Rylan. Ces personnages, tantôt au fort caractère, tantôt au passé plus ou moins douloureux ou tantôt d’origine différente, vont nous faire vivre cette dystopie à travers leurs histoires, toutes plus torrides les unes que les autres, avec un seul objectif : vivre. (Le résumé est de moi-même)

On en pense quoi ?

J’ai eu un énorme coup de cœur pour cette série. Franchement, je ne pensais pas autant adhérer au concept de la dystopie. Si chacun des romans s’intéresse à un couple ou à un trio, il n’en reste pas moins que leur histoire se déroule sous une dystopie. En effet, les Souverains ont pris le pouvoir et ont instauré une loi visant non seulement à classifier ses habitants mais aussi à limiter les droits de chacun. Ainsi, on va se trouver face à un contrôle de naissance drastique car seule une partie de la population a le droit d’enfanter. En gros, plus vous êtes riche, plus vous avez de chances d’être apte à fonder une famille. A côté de cela, certaines femmes sont choisies pour être reproductrices et donc elles vont mettre au monde des enfants ayant tous un père différent mais ayant une place importante dans la société. Mais tout le monde n’adhère pas à cette politique. Dès lors, si vous voulez vivre votre vie comme vous l’entendez, vous n’avez pas le choix : vous devez fuir. Cependant, il faut prendre garde car à partir du moment où vous quittez votre cité, votre vie est plus qu’incertaine : vous devenez un hors-la-loi (ndlr : Outlaws, la traduction, est le titre original de cette série), un Insurgé. Vous serez alors pourchassé par les Exécuteurs qui ont pour mission soit de vous ramener dans le droit chemin, soit de vous éliminer.

Quand le sexe est un élément de la dystopie chez les Insurgés

Tout ce concept m’a plu. Sincèrement. Si dans les tomes 1, Conquête, et 3, Domination, on a ce sentiment d’urgence qui retranscrit assez bien la dystopie, on l’effleure à peine dans le tome 2, Addiction. Que cela ne tienne. Ça nous fait un peu de répit, ça nous évite d’avoir peur de voir nos héros mourir ou souffrir. L’autre point qui peut gêner est l’abondance de sexe à toutes les sauces. Mais il faut remettre dans le contexte : tout le monde ne peut pas avoir d’enfant. C’est un luxe, un privilège. Pour les Insurgés, le sexe devient un luxe et un moyen de combattre cela. C’est un des éléments moteurs de cette série. En terre insurgée, on fait l’amour comme on boit de l’eau. On fait l’amour sans se cacher, devant tout le monde ou dans des endroits appropriés. L’intimité n’existe pas en terre insurgée. En gros, plus vous faites l’amour, plus vous baisez (car c’est plus souvent ça), plus vous êtes forts et libres. Chacun sa vision des choses. Moi, cela ne m’a pas choquée. Je trouve même que Christian Grey peut aller se rhabiller. Les mots crus coulent à foison mais je ne sais pas … j’ai trouvé ça parfaitement logique avec tout le contexte autour. Elle Kennedy décrit de belles scènes car croyez-moi, les scènes à trois ou même entre deux hommes … ce n’est pas vraiment ce que j’aime lire dans de la New Romance. Et pourtant … là, j’ai aimé cela. J’ai apprécié les différentes descriptions qui sont bien dosées, sans trop paraître vulgaires. J’ai eu chaud plusieurs fois avec Domination d’ailleurs. C’est très érotique je dois dire mais pour une fois, j’adhère totalement.

Des personnages forts et fragiles qui renforcent le concept

Quant aux personnages … finalement, ils sont tous liés les uns aux autres de par leur statut d’Insurgé. Certes, Conquête met en avant Hudson, une fille de la cité et qui plus est une femme plus que haut placée dans le régime, mais ce premier tome permet aussi de poser les bases de la dystopie car à travers ses yeux, on en apprend un peu plus sur la vie dans la cité et on découvre, en même temps qu’elle, comment vivent les Insurgés et à quoi se résume leur vie en dehors des cités. J’ai aimé son histoire avec Connor, plutôt ténébreux dans le genre mais malgré tout au passé douloureux. Ensemble, ils vont apprendre à se connaître et s’apprivoiser. Très ouvert, Connor va faire découvrir les plaisirs de la chair en terre insurgée à Hudson, incluant parfois une tierce personne (toujours la même car il est quand même pas très partageur). Des hauts et des bas dans leur histoire qui nous plongent parfaitement dans l’ambiance dystopique : de l’urgence et de la peur.

Addiction reste à mes yeux le tome le moins réussi de part le fait que la dystopie est un peu moins travaillée, plus en retrait. D’ailleurs, quand on lit Domination, on se dit que Addiction n’était pas le tome nécessaire du fait que l’on voit même pas Lennox et Jamie. Ils sont simplement évoqués. Un diptyque aurait été suffisant. Cependant, je pense malgré tout qu’Addiction sert un peu de répit, de calme avant la tempête car Jamie et Lennox sont touchants. Se connaissant depuis toujours, ils sont liés comme les deux doigts de la main. Rien ne pourra les séparer. Mais avec le temps, des sentiments se mettent en place et fragilisent leur équilibre. On les voit lutter contre leur attirance, succomber, regretter, … Pourtant, je trouve que ce tome sert quand même car il montre, à travers les rêves de Jamie, le futur des Insurgés, les rêves qu’ils souhaitent réaliser, vivre s’il y avait pas les Souverains et les Exécuteurs. De plus, il sert aussi d’amorce au tome 3.

Domination est, à mon sens, le plus abouti en ce qui concerne la dystopie. Cependant, Conquête reste mon préféré. La romance n’est pas ce qui prime, au contraire c’est l’envie de détruire le système et de retrouver la liberté qui est le plus important. Reese est un personnage intéressant car comme Hudson, elle a connu la cité, elle a vécu là-bas. Mais son passé est différent de cette dernière car elle a vécu le sombre côté de l’histoire. Elle n’a pas les mêmes origines qu’Hudson. Résultats : elle en a payé le prix fort et a choisi de quitter la ville et trouver un moyen de se venger. Son histoire avec Sloan et Rylan est vraiment intéressante, au delà des scènes de sexe qui donnent vraiment chaud. C’est plus sensuel et bestial que les autres tomes réunis. On a aussi ce triangle amoureux qui n’en est pas un finalement car chacun des deux hommes complète Reese et résout ainsi ses problèmes et les leurs par la même occasion. Même si je pense que c’est vraiment la dystopie qui fait tout dans leur histoire.

Le seul bémol concernant cette série est la fin un peu trop ouverte. Beaucoup de choses sont sous-entendues mais pas véritablement résolues. Je pense qu’un tome supplémentaire est nécessaire pour répondre à toutes les questions que le lecteur se pose. Je n’ai absolument rien contre les fins ouvertes. J’adore ça même. Cependant, dans ce cas-ci, ce n’est pas assez à mon goût. Elle Kennedy a trouvé un angle intéressant pour traiter sa dystopie et a su décrire les scènes de sexe juste comme il faut même si au niveau du dosage, il y en a un poil trop. J’ai aimé sa vision du sexe et donc de mettre en scène différentes personnes dans différents contextes. Je suis clairement sortie de ma zone de confort (peut-être pas autant qu’Outrage) et rien que pour cela, merci.

Conclusion

Les Insurgés est clairement une série à ne pas rater. On sort des sentiers battus et cela marque aussi un tournant dans l’univers de la New Romance. On passe à de la dystopie érotique (romantique n’est pas assez fort). Les scènes de sexe très nombreuses donnent chaud, sont parfois vulgaires mais elles collent parfaitement à l’ambiance que veut donner Elle Kennedy. Des personnages qui profitent de la vie au maximum. Ces derniers sont bien exploités et offrent chacun à leur manière une vision de la dystopie à travers leurs regards. Il ne faut vraiment pas passer à côté de cette série !

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