« Là où tu iras j’irai », le feel good book à la française

Bonjour tout le monde ! Voilà, il y a presque un mois (à un jour près), le nouveau Marie Vareille sortait : Là où tu iras j’irai. C’est aussi un peu particulier pour moi car Marie fait partie de ces premiers auteurs à avoir cru en moi et mon blog, si petit qu’il était à l’époque. J’ai eu mes premières ENC grâce à elle. Aujourd’hui, elle m’a de nouveau fait confiance en m’envoyant son nouveau roman. Je la remercie infiniment ainsi que Marie, son attachée chez Mazarine.

J’avoue aussi avoir fini son roman le jour de sa sortie, le 15 mars mais je voulais tellement que ma chronique soit parfaite que vous ne la lisez qu’aujourd’hui. C’est ça d’être perfectionniste.

C’est quoi le pitch Holly ?

Isabelle a 32 ans, un chihuahua nain prénommé Woody-Allen et une carrière d’actrice comparable à celle du Titanic : prometteuse en théorie, catastrophique en pratique.
Le jour où elle refuse la demande en mariage de l’homme qu’elle aime, sous prétexte qu’elle ne veut pas d’enfant, elle se retrouve à la rue, avec pour toute fortune vingt-quatre euros sur son compte en banque. Elle est alors forcée d’accepter le seul travail qu’on lui propose : utiliser ses talents de comédienne pour séduire Jan Kozlowski, un jeune veuf sur le point de se remarier.
La voilà donc partie en Italie, dans la maison de vacances de la richissime et déjantée famille Kozlowski. Seule ombre aux deux semaines de dolce vita qui se profilent : pour exécuter en toute discrétion sa mission « séduction », Isabelle devra jouer le rôle de l’irréprochable nanny anglaise de Nicolas, 8 ans, qui n’a pas prononcé un seul mot depuis la mort de sa mère cinq ans plus tôt. Isabelle est bien loin d’imaginer à quel point cette rencontre improbable avec ce petit garçon blessé par la vie va bouleverser sa vision du monde.

Une comédie pétillante, pleine d’humour et d’émotions.

On en pense quoi ?

Tout d’abord, je jure solennellement que ma chronique sera totalement neutre. Quatrième roman de Marie et c’est à nouveau un coup de cœur. Je peux même dire qu’à ce jour, c’est son meilleur roman et je comprends même pourquoi il est son préféré.

J’ai toujours dit qu’un bon auteur doit être capable d’écrire tout genre littéraire et c’est le cas de Marie. Elle écrit de la comédie romantique et elle l’a prouvé avec Ma vie, mon ex et autres calamités ainsi qu’avec Je peux très bien me passer de toi. Elle a aussi écrit de la littérature jeunesse avec Elia la passeuse d’âme. Chacun de ses romans a été salués par la critique mais cependant, je ne peux pas mettre Là où tu iras j’irai dans l’une de ses deux catégories. Et c’est là toute la force de Marie. Pour moi, ce n’est pas une comédie romantique, c’est un feel good book, un roman qui une fois fermé te donne la pêche et te fait afficher un sourire niais pendant des heures. Un livre dans la veine du second roman de Virginie Grimaldi, Tu comprendras quand tu seras plus grande, pour citer un auteur français mais aussi Demain est un autre jour de Lori Nelson Spielman, une référence dans ce genre de littérature.

On suit donc Isabelle, jeune trentenaire, heureuse en ménage. Elle veut être actrice depuis toujours mais pour le moment, c’est à McDo qu’elle poursuit sa carrière. Elle a pourtant percé il y a des années, lorsqu’elle était une toute jeune adolescente. Pourquoi pas maintenant alors ? Disons que c’est compliqué de trouver un rôle à sa hauteur. Malgré cela, elle a des amis sur lesquels elle peut compter et un petit ami plus que parfait. Totalement à son opposé, Quentin lui permet d’être fantasque tandis que lui, il reste sérieux. Et pourtant … S’il y a bien un truc qu’Isabelle n’aime pas, ce sont les enfants. Pour elle, ce sont des abominations de la nature qui ne devraient pas exister. Un jour, Quentin évoque ce sujet, histoire aussi d’évoluer dans leur couple qui malgré le bonheur, stagne un peu. C’est le début de la catastrophe. Isabelle le quitte.

Désormais célibataire, fauchée et sans domicile, elle n’a d’autre choix que d’accepter une proposition complètement déjantée : un rôle dans une famille. Une ado riche et pleine d’amertume, Adriana, l’embauche comme nanny dans le but de séduire son père et faire capoter le futur mariage de ce dernier avec une certaine Colombe. Par conséquent, en l’acceptant, Isabelle va devoir prendre sur elle et s’occuper de deux adolescentes, Adriana donc, l’archétype de l’adolescente populaire, et Zoé, sa soeur cadette et geek, et enfin de Nicolas, petit garçon de 8 ans qui n’a pas ouvert la bouche depuis la mort de leur mère. Et si, alors que tout la rebute, cela lui permettait de se découvrir vraiment ?

Là où tu iras j’irai, c’est pas juste un feel good book comme les autres. Pour moi, c’est un doudou. Un doudou dans un monde de brutes tant les personnages sont touchants. Isabelle a bien évidemment mon coup de cœur. Qui pourrait croire qu’à 32 ans, elle serait encore une enfant dans sa tête.

– Me comporter en adulte ? Réveille-toi, ma vieille, je viens à peine de commencer ma crise d’adolescence.

Mais au delà de son job, Isabelle va aussi se rendre compte que cette famille est complètement bancale avec un père qui ignore ses enfants qui, eux pour le coup, gèrent le deuil de leur mère à leur façon, c’est à dire chacun de leur coté. Il n’y a pas du tout de cohésion dans cette famille : chacun vit sa vie à sa manière. Au final, Isabelle a bel et bien une peur mais pas celle que l’on croit. Elle a peur de l’avenir. Elle savait qu’elle avait trouvé le bonheur et l’équilibre avec Quentin mais son aversion pour les enfants a eu raison de cette belle histoire. Elle a toujours un pied dans le passé, dans son enfance meurtrie qui l’empêche d’avancer et évoluer pleinement. Finalement, ce job de fausse nanny tombe à point nommé. A côtoyer des enfants à longueur de journée, Isabelle va finir par découvrir que la Théorie de l’exception qui confirme la règle existe bel et bien.

Son exception ? Le petit Nicolas bien sûr ! J’étais amoureuse du Nicolas de Clarisse Sabard dans La Plage de la mariée, je suis désormais dingue du Nicolas de Marie Vareille. Ce petit garçon, c’est un petit ange qui va non seulement aider Isabelle mais qui va lui aussi être aidé. Lui qui n’a pas ouvert la bouche depuis le décès de sa mère, va s’ouvrir, briser petit à petit l’armure autour de son âme et sortir de sa coquille. Il m’a arraché quelques larmes ce petit bout. Souvent, j’ai eu envie de le prendre dans mes bras et de le consoler. Mais il ne faut jamais sous estimer la magie des mots de J. K. Rowling. Qui aurait cru qu’Harry Potter était une thérapie ? Pas moi en tout cas. Même si c’est un roman qui reste, je le pense, celui d’une génération dont Marie et moi faisons partie.

Arriva alors ce qui se passe chaque fois qu’un individu normalement constitué ouvre pour la première fois le premier tome de Harry Potter : le monde extérieur se dissipa peu à peu jusqu’à s’évanouir dans sa totalité.

C’est aussi un autre point fort de Là où tu irai j’irai. L’écriture. Marie a un style bien à elle pour ce qui est frais, pétillant et plein d’humour. Un humour moderne même. Marie joue tellement bien le choc des générations tout en évitant les clichés. J’aime d’ailleurs beaucoup le choix du titre du roman qui fait référence à une chanson qui – pour le coup Marie accroche-toi bien – est celle qui m’est venue la première fois que j’ai vu le titre de ce roman, mais qui est aussi synonyme de bonheur, de souvenir pour les enfants. Ce qui est aussi très beau, ce sont les passages où le narrateur, c’est Nicolas. Ce petit garçon, c’est la révélation du roman Un personnage à part entière qui touche et bouleverse. En étant dans sa tête, on le comprend encore mieux et on s’attache, comme Isabelle.

J’ai aussi aimé le contexte tout autour, cette Italie que j’ai connue et qui me rappelle un voyage scolaire qui m’a beaucoup marquée. Ces descriptions qui font que l’on est plus lecteur ou spectateur mais participant (je sentais presque l’odeur de la pizza dans les pages …) bref … J’aime tout dans ce roman !

Et la fin ? On en parle ? Pas vraiment non. Il faut garder la surprise mais croyez-moi, c’est juste une fin parfaite et loin de celle que j’avais imaginé. Comme quoi Marie a plus d’un tour dans son sac et sait manier les mots, les émotions et le suspense comme personne. Cette fin, c’est LE symbole même du feel good book.

Conclusion

Encore une fois, c’est un sans faute pour Marie ! Un roman loin des comédies romantiques dans lesquelles elle a l’art d’exceller mais tout en étant proche de part son humour à la fois tendre et moderne. Là où tu iras j’irai est un roman intelligent et plein d’émotions. Avec des blagues et des situations loufoques parfois improbables, on se prend d’affection pour cette famille brisée qui ne demande qu’à être réparée, et aussi pour cette héroïne qui ne veut pas grandir parce qu’elle a peur de l’avenir. Des personnages drôles, tendres et touchants qui frappent en plein cœur. On referme le livre avec le sourire, on le serre même contre soi tant il fait du bien ce doudou dans un monde de brutes. Faut dire qu’on en a bien besoin en ce moment. Alors n’hésitez plus ! Lisez Là où tu iras j’irai ! Parce que le pouvoir des mots ne doit pas être sous estimé et que Harry Potter, c’est la vie.

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6 Commentaires on « Là où tu iras j’irai », le feel good book à la française

  1. Marie Kléber
    14 avril 2017 at 11 h 50 min (7 mois ago)

    Il me tente vraiment! Merci pour cette belle chronique Holly qui lui donne vie et nous donne à nous l’envie de le dévorer!
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  2. Flofrimousse
    16 avril 2017 at 19 h 02 min (7 mois ago)

    Coucou ! J’ai beaucoup aimé l’humour et l’écriture de Marie Vareille dans Je peux très bien me passer de toi donc celui-là est évidemment dans ma wishlist ! Les personnages me semblent attachants et intéressants en plus 🙂 Et puis Harry Potter c’est la vie ouiii ^^ A bientôt !

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  3. Casscrouton
    28 avril 2017 at 15 h 46 min (7 mois ago)

    J’avais adoré Je peux très bien me passer de toi, je pense que j’aimerais bien celui-ci aussi (surtout vu ta chronique enthousiaste) ! J’essaierais de le lire cet été ! 🙂

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