« Le monde des rêves », quand tu n’as plus de contrôle sur ta vie et plus

Bonjour tout le monde ! Comme certains le savent, ce matin, j’ai passé la première épreuve écrite du CAPES d’Anglais. Cinq heures sur lesquelles j’ai planché … l’Inde. En même temps, on fête les 70 ans de son indépendance cette année, fallait s’y attendre un peu. J’ai fait les cinq heures, un certain nombre de pages alors maintenant, on verra. Demain c’est de la traduction-linguistique, ça ira bien bien mieux.

J’avais rêvé d’indiens cette nuit (mais pas les mêmes) alors ça me fait rebondir sur la chronique du jour : Le Monde des rêves de Jeliza-Rose Buzor. Un nouveau bébé Fyctia qui sort aujourd’hui et pas des moindres : on sort de la romance et on va dans les méandres de la science-fiction. Vous le savez, je lis de tout ! Mais la science-fiction, j’en ai pas lu depuis très longtemps et pourtant, j’adore ça. 1984, c’est mon petit chouchou du genre, on ne touche pas à Winston (j’ai même donné ce nom à mon nounours porte-clef pour dire …) bref … J’ai donc testé (et vite adopté même) et je vous en parle aujourd’hui.

C’est quoi le pitch Holly ?

Murphy, jeune habitante de Magélan, une cité souterraine qui rassemble tout ce qu’il reste de l’humanité en 3015, rêve inlassablement d’un mystérieux jeune homme. Pourtant, en tant que reproductrice, sa destinée est toute tracée : elle doit enfanter au plus vite.
Ethan, passionné de bio-électronique, est le meilleur technicien de Magélan. Cependant, il porte un secret qu’il tente de dissimuler tant bien que mal. Lorsqu’une énigmatique jeune fille entre dans sa vie sans crier gare, la vérité menace d’éclater…
Dans un monde où tous les songes sont enregistrés et visionnés par les autorités, rêver peut être dangereux. En se rencontrant, Murphy et Ethan s’engagent dans une aventure qui les mènera dans une nouvelle dimension : le Monde des Rêves…

On en pense quoi ?

J’ai beaucoup aimé. Ce n’est pas un coup de cœur mais on est vraiment pas loin (mais pas loin du tout). On a tout ce qu’on aime dans ce registre : de la dystopie, des personnages attachants, un super vilain, des inventions recherchées, … bref ! Des tas de choses qui font que l’on passe un super moment. Tout tourne autour des rêves. J’aime ce concept. Il faut se méfier de ses rêves car ils sont analysés voire décryptés. C’est là que la dystopie entre en place. Si tes rêves démontrent que tu ne rentres pas dans le moule … il va t’arriver quelque chose mais chut ! Faut lire pour le savoir.

On suit donc Murphy, jeune femme d’une vingtaine d’années, qui a quand même un destin un peu particulier. Alors que nous, petits jeunes à 18 ans, nous avons la majorité et obtenons notre baccalauréat, Murphy, elle, comme les jeunes de 18 ans de Magélan, ont une cérémonie qui révèle leur nature, un peu comme Divergente mais en moins cool. Ils boivent un liquide et la communauté zieute les rêves qu’ils ont fait en 18 ans. En fonction du résultat, ils sont placés dans un secteur plus ou moins sympa (c’est plus compliqué mais je veux vous garder la surprise) mais attention ! Tomber amoureux et le sexe sont à proscrire … à moins d’être choisie (car oui, seulement les filles peuvent être choisies) par un haut « gradé », un Agent H, pour devenir reproductrice. En gros, tu as cinq ans à passer avec le bonhomme et à essayer de lui faire un enfant sinon … case départ. Et donc Murphy a la chance d’être choisie par Matt pour être sa reproductrice. A elle la belle vie car croyez-moi, devoir travailler pour vivre (et oui, en 3015, l’argent n’existe plus), c’est pas une vie. Ca me rappelle le film Time out et je trouve ça chouette.

Il est gentil Matt. Pas trop moche, plutôt beau garçon et du genre attentionné avec Murphy. Oui mais voilà, au bout de trois ans, toujours pas de bébé. Ça commence à peser à Murphy mais passons … Depuis quelques temps (plus mais le suspense d’abord), elle rêve d’un jeune homme sans savoir s’il existe. En tout cas, elle a un job qui n’est pas si mal que ça : elle reçoit des dossiers et doit les trier en fonction des rapports faits sur leurs rêves. C’est ainsi que par hasard, elle tombe sur l’inconnu de ses rêves : Ethan (j’ai fait un jeu de mots au passage.).

Ethan, de son côté, est un technicien qui répare les machines auxquelles sont reliés les habitants de Magélan. C’est un autre point de la dystopie. Ces pauvres petits suivent les instructions d’un Dreamcatcher qui lit en eux et anticipe leurs besoins et plus (genre des messages, …). Ethan fait donc partie des personnes qui les réparent et veillent sur le bon fonctionnement. Mais Ethan fait de nombreux cauchemars en ce moment et au vu de leurs teneurs, il est possible que cela ne soit pas bon pour son matricule. Il essaie donc au maximum de se protéger et d’éviter les soupçons.

Et puis un jour, Murphy débarque chez lui. Ceux deux-là vont vite comprendre que le lien qui est en train de se créer entre eux est bien plus important qu’ils l’imaginaient. Plus puissant même. Dès lors, ils vont devoir compter l’un sur l’autre et tenter de se protéger d’une menace qui pèse au dessus de leur tête. Une menace encore pire que ce qu’ils imaginaient …

Et je n’en dirai pas plus. Comme d’habitude, on a une narration alternée : tantôt Murphy, tantôt Ethan mais d’autres personnages secondaires s’y invitent pour mon plus grand plaisir. J’ai vraiment mais vraiment aimé ce concept autour des rêves, de l’univers créé par Jeliza-Rose Buzor tout entier même. Ce qui est vraiment sympathique, ce sont ces petites définitions, tout droit sorties d’un dictionnaire, qui permettent au lecteur de pleinement se plonger dans l’univers de Magélan. Bien évidemment, certains termes créés sont détournés de ceux de notre connaissance, d’autres sont clairement inventés mais on reste dans un champ lexical qui colle aux rêves.

J’ai aimé l’évolution de l’histoire. Faut dire qu’il y a moins de 200 pages et donc il ne faut pas amener l’intrigue trop rapidement. Jeliza-Rose Buzor prend son temps avec des chapitres courts mais efficaces. L’histoire évolue lentement mais juste comme il faut et ça me plaît beaucoup. C’est pas l’intrigue plus ou moins amoureuse qui prime (en même temps, on a pas le droit d’aimer à Magélan) et donc on est plus dans du suspense et de l’action. C’est chouette. J’ai aussi aimé les personnages secondaires qui gravitent autour de Murphy et d’Ethan comme Matt et Ava. J’ai aussi adoré le vilain ! Il me rappelle la méchante dans la série V (vieille série que mon père adore ! Et qui a eu un reboot il y a quelques années) et rien que pour ça, je l’aime bien. Enfin … j’aime détester le méchant !

Et puis vient le drame. Je suis à fond dans mon histoire et là … Non !!! Un gros cliffhanger qui termine le livre. Et même pas un « A SUIVRE » pour me prévenir ! C’est pour ça que j’ai pas eu de coup de cœur. Ce fut trop abrupte pour moi mais je reconnais que cela envisage une belle ouverture pour une suite. en tout cas, je la lirai avec un très grand plaisir.

Conclusion

J’adore bosser avec Fyctia ! J’ai dit qu’il y avait des pépites mais plus ça va et de mieux en mieux c’est. On découvre de nouveaux talents et surtout on se plonge dans d’autres univers, d’autres genres. J’espère qu’avec la Condamine, ils vont continuer sur cette voie et encore dégoter de belles histoires. L’écriture de Jeliza-Rose Buzor est sympathique, tient en haleine et les thèmes qu’elle aborde dans l’univers de science-fiction et de dystopie sont intéressants. L’héroïne est attachante et plus vu qu’elle gagne en puissance et profondeur au fil de l’intrigue. Ethan est aussi un héros sympathique, j’espère qu’on le verra encore plus évoluer, tout comme les personnages secondaires. Le vilain est top de chez top ! On aime le détester et il est digne des méchants que l’on trouve dans ce registre. Alors on fonce sur tous les stores et on se procure Le Monde des rêves ! Vous en redemanderez à la fin de votre lecture. Vite la suite pour moi !

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2 Commentaires on « Le monde des rêves », quand tu n’as plus de contrôle sur ta vie et plus

  1. Jeliza-Rose Buzor
    30 mars 2017 at 18 h 44 min (1 mois ago)

    Whouaaaaa quelle belle chronique que voilà ! Elle est vraiment complète. Merci infiniment cela illumine ma journée. Je suis une fan incontestée de George Orwell aussi 🙂 et de tant d’autres.

    Je m’excuse pour la fin abrupte c’est vrai que c’est pas très très gentil de ma part haha mais comme je l’avais fini sur wattpad et que j’avais déjà commencé le Tome II sur la plateforme, mes lecteurs étaient peut-être moins choqués par la fin car il avait déjà 16 chapitres de disponibles hihi.

    Donc oui il y aura un Tome II (déjà commencé ) et même un Tome III !!!

    Merci encore je partage sur mes réseaux.

    Très belle journée à toi.

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    • Holly Goli
      30 mars 2017 at 19 h 51 min (1 mois ago)

      Ha ha ha ! J’ai lu Orwell au lycée et je l’ai ensuite étudié à la fac (j’ai fait une licence d’anglais). J’ai vu une adaptation théâtrale … juste génial ! Tu l’aurais adoré (allez on se tutoie, on a le même âge) ! J’ai fait un article dessus sur le blog à l’époque.
      Je comprends mieux si tu as déjà commencé la suite alors ! 🙂 Mais ne traine pas trop, j’ai hâte de la découvrir.
      J’aurais aimé te rencontrer au petit déj Fyctia (j’étais conviée mais comme tu as pu le lire, mon avenir se jouait ce matin ^^) alors j’espère une prochaine fois en tout cas.
      A très bientôt pour la suite donc 😉

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